À Rose-Hill : La CTSP réclame un salaire minimum à Rs 15 000 par mois

Les dirigeants de la Confédération des Travailleurs des Secteurs Public et Privé (CTSP) ont esquissé des pas de danse, hier, au pied du monument du Travail Décent, Place Raymond Chasle, dans le cadre de la célébration de la Fête du Travail. Munis de banderoles et de drapeaux, ils ont entonné la chanson Travayer de Cassiya et ont scandé : « Patron aret bwar disan travayer ».

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Le président et la secrétaire générale de la CTSP, Reaz Chuttoo et Jane Ragoo, respectivement, ont profité de la Fête du Travail pour faire une série de revendications, notamment le salaire minimum à Rs 15 000, l’introduction de six mois de congé parental et la nécessité de revoir le fonctionnement des comités disciplinaires. Au préalable, les dirigeants et membres de la CTSP ont organisé une marche pacifique dans des rues de Rose-Hill. Une fois à la Place du monument du Travail Décent, une cérémonie de dépôt de gerbes a eu lieu. Celle-ci a été suivie d’une minute de silence à l’intention des travailleurs disparus dans l’exercice de leurs fonctions.

S’adressant à l’assistance, le président de la CTSP a déclaré « qu’il est fier de constater que bon nombre de jeunes ont participé à cette manifestation. Cela démontre que la relève est assurée ». Il ajoute : « il n’est pas normal de continuer à considérer les travailleurs comme des marchandises, prisonniers des patrons dans ce pays. Les travailleurs sont persécutés. Lakoz enn bouse manze li bizin sibir bann kamera sirveyans. »

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Reaz Chuttoo avance que la CTSP a créé l’histoire depuis sa création. « Cette confédération a fait introduire le salaire minimum et a mené combat pour l’introduction du Portable Retirement Gratuity Fund (PRGF) et de la Contribution Sociale Généralisée », dit-il. Cette année, la CTSP entend accentuer sa lutte pour davantage de justice envers les travailleurs étrangers. « Les travailleurs étrangers sont devenus aujourd’hui la propriété de leurs patrons. La confédération a aussi lancé une campagne internationale cette année pour l’introduction du salaire minimum car des multinationales tentent d’imposer leur propre politique salariale. Tant que la CTSP sera sur l’échiquier syndical, elle fera de sorte que des multinationales n’imposent pas leur propre politique salariale. La CTSP est là et elle deviendra plus forte que jamais à l’avenir », martèle-t-il.

Pour sa part, la secrétaire générale de la CSTP a plaidé pour un meilleur cadre régissant le fonctionnement des comités disciplinaires. « Il n’est pas possible que les patrons des entreprises soient juge et partie dans les comités disciplinaires. Il n’est pas normal que lorsque quelqu’un est suspendu au sein du gouvernement, la personne continue de percevoir son salaire pendant des mois alors que ce n’est pas le cas dans le secteur privé », dénonce Jane Ragoo. Elle suggère d’autre part « que ces comités disciplinaires soient dirigés par d’anciens juges ».
Jane Ragoo devait aussi faire ressortir que la CTSP fera campagne pour que le salaire minimum augmente. « Aucune famille ne peut vivre convenablement avec Rs 12 075 par mois. C’est pourquoi nous réclamons le salaire minimum à Rs 15 000 pour 45 heures de travail. La CTSP réclame aussi six mois de Parental Leave afin d’encourager des couples à procréer », affirme-t-elle.

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