Une semaine après son inculpation provisoire devant le tribunal de Port-Louis pour trafic d’influence pour l’octroi du bail du terrain de chasse de Grand-Bassin à l’association The Eco Deer Park avec en toile de fond des allégations de pots-de-vin d’ordre de Rs 3,5 millions, Rajesh Ramnarain a obtenu la liberté conditionnelle hier. L’independent Commission Against Corruption n’a pas objecté à une motion présentée en ce sens.
Le Chairperson démissionnaire du Sugar Investment Trust (SIT) et Principal Inspector du Registry of Associations a dû s’acquitter d’une caution de Rs 100 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 300 000. Depuis son arrestation par l’ICAC la semaine dernière, Rajesh Ramnarain, présumé Bribe Money Collector dans cette affaire n’a fait que deux nuits au Moka Detention Centre et avait été admis pour la plupart du temps à l’hôpital Jeetoo, souffrant de plusieurs complications et ayant récemment subi une intervention chirurgicale délicate.
« L’enquête se poursuit au niveau de l’ICAC, qui a encore des questions à lui poser. Il reste à la disposition de la Commission anti-corruption. Je dois toutefois préciser deux choses. Premièrement, l’ICAC n’a fait aucun cadeau à mon client et deuxièmement c’est totalement faux de dire que mon client a été à la clinique durant le weekend écoulé. Il a été admis à l’hôpital Jeetoo. C’est important de souligner qu’il a des soucis de santé. C’est totalement faux de dire qu’il a obtenu un traitement de faveur. Il a été comme tous les clients que j’ai emmenés à l’ICAC jusqu’à maintenant », a déclaré Me Gavin Glover Senior Counsel.
Un peu plus tôt hier, Me Joy Beeharry avait accompagné le proche collaborateur des deux élus MSM de la circonscription No 7 (Piton/Rivière du Rempart), l’Attorney General et ministre de l’Agro-industrie, Maneesh Gobin et aussi le Parliamentary Private Secretary (PPS), Rajanah Dhaliah, au QG de l’ICAC pour une nouvelle séance d’interrogatoire. Celle-ci devrait se poursuivre en cette fin de semaine avant que la Commission anti-corruption ne décide de la marche à suivre par rapport aux deux VVIPs de l’Hôtel du Gouvernement, dont les noms sont cités dans ce scandale de pots-de-vin contre les terres de l’État.

