“Le sujet est bien trop sérieux et triste pour qu’on le relègue au second plan. Il faut maintenir la pression et s’assurer que ces familles qui souffrent obtiennent justice. Et pour cela, il faut que le ministre de la Santé présente ses excuses aux proches des victimes mais également que l’État s’assure d’une compensation financière pour ces familles, privées subitement de leurs père, maman, frère, décédés dans des conditions atroces, lors de la deuxième vague du Covid-19, en raison de la négligence médicale.” C’est ce qu’a déclaré le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, lors d’un point de presse post-PNQ.
Et au vu des éléments accablants du rapport du Medical Negligence Standing Committee (MNSC) — qui stipulent clairement les manquements dans la gestion des patients qui ont été envoyés à l’hôtel Tamassa et l’hôpital de Souillac — et pour avoir menti au Parlement en soutenant que les cas de négligence médicale ne concernent que deux patients, alors que le rapport du MNSC fait état de quatre, voire cinq, “un ministre digne de ce nom aurait dû avoir démissionné”, dit-il.
“Le ministre essaie de rejeter la faute sur les autres, en citant les différents départements, le Regional Health Director ou autres membres du personnel impliqués. Mais une chose est sûre : lorsqu’on est responsable d’un ministère, c’est au responsable d’administrer et de prendre des décisions. Et le rapport est clair: il y a eu Mismanagement, autant administratif et institutionnel, que ce soit en termes de transport des patients, que ce soit pour leur alimentation, que ce soit pour leur prise en charge. Et un ministre digne de ce nom aurait dû avoir démissionné après cela”, soutient Xavier-Luc Duval.
Pour étayer ses dires, le leader de l’opposition est revenu sur la teneur des échanges un peu plus tôt à l’Assemblée nationale. Il a cité les précédents éléments de réponse du ministre en réponse à une interpellation du député du MMM, Franco Quirin. Il a aussi rendu publics des extraits du rapport du Medical Negligence Standing Committee.
“There were also serious failures and omissions with regard to the care and management of several cases under investigations, including in the case of late patients Surwon, Beedassy, Unjore and Bissoo where the Committee found clear instances of neglect and poor treatment which may have contributed to a worsening of those late patients’ conditions”, relève le leader de l’opposition.
Citant la disparition des Records des patients, relevée dans le rapport, Xavier-Luc Duval estime qu’il y aurait dû y avoir un Police Case pour savoir ce qu’il est advenu de ces documents. Il s’interroge aussi sur le Timing de la soumission du rapport du MNSC finalisé le 24 février mais déposé après le 18 avril, soit deux ans après les faits. Les dispositions de la Public Officers Protection Act interdisent les familles toute poursuite contre le gouvernement.
“Eski expres finn blok sa rapor-la?” s’interroge-t-il, faisant ressortir qu’il y a trop de souffrance des familles des victimes pour que cette affaire soit oubliée. Il s’est appesanti sur l’obligation du gouvernement d’accorder une compensation de même que des excuses aux familles concernées par ce drame, soit au total les 80 patients suivant des traitement de dialyse au New Souillac Hospital.

