Arvin Boolell estime illégitime l’amendement apporté à la National Identity Card, car il aurait fallu une législation à la place, selon lui. En outre, « au nom de l’intérêt public, le régime peut avoir accès aux données personnelles (des individus), s’ingérant ainsi dans la vie privée des Mauriciens. C’est une violation des droits humains », dit-il.
Parlant de l’amendement apporté à l’Income Tax Act en ce qui concerne le Tax Relief, il devait soutenir que cette mesure est temporaire, car, dit-il, « le filet de la Mauritius Revenue Authority (MRA) a été étendu ».
Il ajoutera que « le régime utilisera la dépréciation de la roupie pour tenter de diminuer le déficit budgétaire. Les contribuables, environ 8% de la classe laborieuse, Feel Happy. But of course, there is no free lunch. »
Le député poursuit : « la MRA recueillera plus d’argent, car les revenus découlant de la TVA passeront de Rs 49 millions à Rs 62 milliards pour l’année financière 2023-24. La Contribution Sociale Généralisée est indeed a tax who spares nobody. »
Parlant de l’Animal Welfare Act, il souligne qu’il y a un pressant appel pour condamner sévèrement la cruauté à l’égard des chiens et autres animaux. Et de rappeler que la controverse enfle également autour de l’exportation des Long-Tailed Macaques. « C’est un trafic vicieux qui endommage la réputation de Maurice. L’amendement apporté à l’Animal Disease Act rappelle qu’il ne faudra pas faire de compromis sur la sécurité des fermes d’animaux. La transmission de maladies entre l’animal et l’homme peut entraîner une épidémie, car la loi sur la quarantaine n’est pas appliquée convenablement », avance-t-il.
Une section de ce projet de loi fait également provision pour la mise sur pied d’une industrie pharmaceutique, rappelle-t-il. « Comment peut-on rêver mettre sur pied une telle industrie si on n’a pas d’usine biotechnologique ? Où sont les règlements ? Il est urgent de venir de l’avant avec un Pharmacy Bill », dit-il.
Arin Boolell se dit par ailleurs inquiet du montant de la dette publique, rappelant au passage l’avertissement lancé par l’agence de notation Moody’s « on the principle of caution ». Quant à l’amendement proposé à la Public Debt Management Act, ayant trait aux abattements accordés aux gros projets d’infrastructures, il dira : « la Banque mondiale a rappelé qu’il faut mettre sur pied un Independant Fiscal Council Framework. Si nus ne faisons pas attention, nous risquons de nous retrouver sur la berge du chaos social. Nous devons le dire haut et fort, car plusieurs juridictions prient pour notre chute. Le Rwanda est un de ces pays. »
Parlant de la Bank of Mauritius Act, le Finance Bill, dit-il, propose un amendement pour retirer certaines provisions ayant été introduites durant la pandémie pour le financement du budget par la banque centrale. « On a transformé la Banque de Maurice en ATM. L’argent des contribuables est utilisé pour redresser le Fat Cat d’Air Mauritius », dit-il, avant de dire son souhait que la compagnie revoit sa décision de licencier la syndicaliste Yogita Baboo. « Il ne serait pas étonnant qu’à l’avenir, la Banque de Maurice envisage de fusionner avec Landscope pour la spéculation des terres », laisse-t-il entendre.

