Flic-en-Flac : le concours de scutures de sable tient ses promesses

La troisième édition du Sand Sculpture Festival s’est déroulé à la mijuin sur la plage de Flic-en-Flac abec une cinquantaine de 50 participants, amateurs et professionnels. Le festival est une initiative de Ramesh Mungroo, membre des forces vives vivant au Royaume-Uni. L’artiste Krishna Luchoomun était le directeur artistique de l’événement.

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Le but du festival est de démocratiser l’art, de l’amener vers les gens. La plage de Flic-en-Flac s’est transformée ce jour-là en un atelier à ciel ouvert où les gens pouvaient voir les artistes au travail et les travaux en cours. L’élément principal était le sable et l’idée était de créer une sculpture éphémère qui ferait réfléchir le public sur divers problèmes qui nous affectent dans notre vie quotidienne. Des sujets ayant trait à l’environnement, l’océan et aux problèmes sociaux ont été choisis.

Ben Rommaldawo, président des forces vives de Flic-en-Flac, s’est dit fier des magnifiques œuvres qui ont été produites et tous les participants ont été récompensés par des prix offerts par les sponsors : Le Sofitel, Aanari, Anelia, Villa Caroline, Le Prince Maurice et un prix en cash offert par Ramesh Mungroo.

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Les organisateurs ont bénéficié du parrainage de La Pirogue Hotel, Wolmar Supermarket, Beach Authority, BRDC et Jeannot Burgers. Le premier prix est allé à Toolsinath Goolzar et son équipe composée de Thomas O’Neal Jeffrey, Collet Marvin Josuah, Jean Hansley Brian Batour. Toolsinath Goolzar est un sculpteur formé à la MGI School of Fine Arts.

Le deuxième prix a été attribué à Youstasha Jugloll et son équipe ; et le troisième prix à Gianish Bheechook et sa team. Ils avaient choisi comme thème Together We Are Stronger. L’œuvre est une réflexion sur l’oppression et la discrimination contre des faibles et des démunis par ceux qui détiennent le pouvoir financier et politique.

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Youstasha Jugloll et son équipe, composée d’Elija Permal, Ketsia Veerabudren, Nerija Permal et Kémuel Veerabudren. Ils avaient choisi comme thème : Pans Mwa. La sculpture a pour but d’évoquer l’empathie chez les spectateurs sur les conséquences négatives de l’intervention humaine dans l’écosystème marin, c’est-à-dire la pollution, la surpêche, la destruction des habitats naturels, et le changement climatique causé par les actions irréfléchies de l’Homme, principalement vis-à-vis des tortues de mer qui luttent pour leur survie dès leur naissance. C’est une espèce innocente dont l’existence est menacée. Un appel de secours est lancé pour que la génération future puisse contempler la beauté des profondeurs marines.

Gianish Bheechook et son équipe (Vaishnavi Khudny, Bhirugnath Yajuna, Jean Francois Lo Wan Sing et Keshni Jatoo), qui ont décroché le troisième prix  ont misé sur le thème Microplastic Confusion montre un cachalot femelle adulte qui est une espèce de baleine commune à l’océan Indien, échoué à côté de son petit, touchés par des mégots. Cela montre comment une si petite chose comme des mégots peut provoquer une réaction en chaîne dans notre écosystème. En tuant la mère, elle a finalement causé la mort de son petit.

Les mégots sont faits d’acétate de cellulose, un type de plastique qui, avec le temps se dégrade en microplastiques. Et lorsqu’il pénètre dans l’océan, il est confondu avec de la nourriture par des micro-organismes. Lorsque ces microplastiques pénètrent dans la chaîne alimentaire, cela provoque une réaction en chaîne causant de nombreux dommages à l’écosystème représenté par le bébé cachalot mort.

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