Assurances : Inquiétude sur la baisse du taux de pénétration de l’assurance vie

Le secteur des assurances est un maillon essentiel du développement économique et social. Avec une contribution de 2,1% au PIB et une croissance de 4,3% en 2023, il contribue à assurer la stabilité du système financier. Les compagnies d’assurances ne sont pas seulement de grands investisseurs qui détiennent une grosse part des actifs investis dans le pays, mais elles préservent également la stabilité financière des ménages et des entreprises en garantissant leurs risques. l’Insurers’ Association of Mauritius (IAM) fait un état des lieux du secteur dans son dernier rapport annuel.

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Vasish Ramkhalawon, secrétaire général, observe que l’allégement fiscal sur les plans de pension individuels a encouragé les Mauriciens à souscrire activement à des plans de pension en vue d’avoir une meilleure qualité de vie à la retraite. Cela se reflète clairement dans l’augmentation de 8% du taux de pénétration des pensions par rapport à l’année précédente. Toutefois, la baisse de 13,5% du taux de pénétration de l’assurance vie, à l’exclusion des pensions, et ce, malgré l’augmentation du nombre d’assurés, l’augmentation des primes et la diminution des frais de gestion et d’exploitation, est une préoccupation sérieuse pour le développement économique futur du pays, selon l’IAM, qui souhaite que les décideurs politiques s’attaquent rapidement à ce problème.

Vasish Ramkhalawon explique : « The sustainability which was shown by the long-term insurance industry, in spite of difficult market challenges during the recent Covid-19 period, is unfortunately impacted today by the current investment climate. This is illustrated by the reduction of the fund value leading to a nearly flat long term insurance asset holding compared to the last year. » Et d’ajouter que dans de nombreux pays, le secteur de l’assurance vie et des pensions est un moteur de la croissance économique et joue un rôle important dans la santé et la situation financière générale des pays. « Le secteur de l’assurance vie est un partenaire qui encourage les familles et les entreprises à planifier à long terme et à protéger leur sécurité financière et leur retraite. Les assurés utilisent les produits d’assurance pour construire leur filet de sécurité personnel. »

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Il est clair que le climat d’investissement actuel n’est pas favorable aux assureurs à long terme, poursuit l’association. En outre, les assureurs à long terme subissent des conséquences négatives et « sont confrontés à des difficultés pour obtenir rapidement des bons du Trésor et des obligations d’État à des conditions favorables en raison de la dépendance exclusive aux banques pour ce type de transactions ».

Tout en maintenant le système actuel de Primary dealership et la structure du marché, les compagnies d’assurances devraient être autorisées à acheter des bons du Trésor, des obligations d’État et d’autres instruments d’investissement « directement auprès de la Banque de Maurice », soutient l’IAM. Elle affirme qu’avec une base d’actifs supérieure à Rs 106 milliards, détenue par les assureurs et les fonds de pension, il est grand temps de permettre aux acteurs d’accéder directement à ces marchés et à ces produits pour le bénéfice final des assurés. « The proposed arrangement provided to long-term insurers generally and on a non-exclusive basis will also alleviate the chain of intermediary fees and such added value will ultimately impact positively the fund of pensioners and policyholders », analyse le secrétaire général de l’IAM.

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Le secteur de l’assurance générale (accidents, santé, transport, immobilier), qui représente environ 52,5% du total des primes d’assurance, fait aussi face à divers défis. L’assurance générale reste cependant dominée par le secteur automobile, qui représente plus de 45% des primes nettes. Malgré l’assurance obligatoire, une hausse de 4,3% du nombre de véhicules assurés, et une augmentation de la prime totale de 7%, le secteur de l’assurance automobile a néanmoins connu une réduction significative de 13% du taux de pénétration de l’assurance automobile. L’IAM explique cette baisse par une « compétition agressive » dans le secteur, qui est également affecté par l’inflation sur les réparations de véhicules, ce qui a entraîné une augmentation de 22% des réclamations payées « bringing the gross claims ratio to 75% which is very high ».

L’IAM souligne que la mise en place de la National Claims Database pour faciliter les réclamations est une bonne chose, mais prévient que si des changements ne sont pas apportés au niveau de la loi concernant les réparations des véhicules, « to ensure consumer protection, fair competition and also reform to ensure quick dispute resolution, the sector will not be sustainable unless premium are raised by 25% ».

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