- Pendrive et documents saisis par les limiers de la CID et de l’Eastern Division
- Tous les élèves de l’établissement seront entendus individuellement
La Criminal Investigation Division (CID) de Bel-Air-Rivière-Sèche, assistée d’autres unités de l’Eastern Division, a mené, hier, une perquisition à la Twaha Academy de Pont-Lardier. Cet exercice s’est déroulé à la suite de plaintes logées par des mineurs pour Child Ill-treatment contre le mufti Azhaar Peerbocus.
L’équipe du Detective Inspector Moosun, sous la supervision du surintendant Babajee, a fouillé la chambre qu’occupait le religieux au sein de cette institution. Les policiers ont saisi un Chargeable Speaker, une serpillière cassée, un pendrive et des documents. Entre-temps, les enquêteurs ont sollicité l’assistance de l’Information and Technology Unit de la police pour examiner le contenu du pendrive.
Par ailleurs, le mufti Azhaar Peerbocus est placé sous un avis d’« Arrest Upon Arrival ». La Brigade pour la Protection de la Famille de l’Eastern Division a déjà sollicité le Passport & Immigration Office afin que son arrestation soit effectuée dès son retour sur le territoire. Dans le même temps, les services de police ont été priés d’être informés sans délai de toute évolution liée à son déplacement à travers l’assistance d’Interpol. L’homme religieux a quitté Maurice le 1er avril à bord d’un vol à destination de Johannesburg.
Pendant ce temps, le dossier s’alourdit sur le terrain. Deux nouvelles dénonciations pour agressions physiques ont été enregistrées contre Azhaar Peerbocus durant le week-end. Elles portent à cinq le nombre total de plaintes dirigées contre l’ancien Acting Principal du Twaha Academy Secondary Boarding School. Les nouveaux éléments évoquent, eux aussi, des actes de violence corporelle présumée.
Face à la multiplication des accusations, les enquêteurs ont décidé d’étendre les investigations au sein même de l’établissement. Tous les élèves – au nombre d’environ quinze et répartis entre la Grade 7 et la Grade 11 – seront entendus individuellement. Ces auditions, encadrées par la Brigade pour la Protection de la Famille, visent à recueillir des témoignages détaillés dans un cadre sécurisé, notamment sur des faits incluant des pressions et des épisodes de malaise liés à des comportements attribués au principal concerné.
L’enquête s’appuie également sur une pièce audio récemment versée au dossier. Cet enregistrement suggérerait que le religieux aurait tenté d’obtenir le silence d’un élève en échange d’une compensation financière, malgré d’éventuelles pressions exercées sur lui.

