La dernière hausse des prix des carburants apparaît comme une mesure excessive qui semble davantage destinée à renflouer les caisses de l’État qu’à répondre aux conséquences de la guerre dans les pays du Golfe. C’est ce que soutient le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, suite à la hausse de 10% des prix du diesel et de l’essence à la pompe.
« Certes, les tensions internationales ont entraîné une augmentation du coût de l’essence sur le marché mondial, mais cette situation semble avoir été utilisée comme prétexte pour imposer une hausse encore plus importante au niveau local dans le but de générer des recettes supplémentaires destinées à financer de futures mesures budgétaires », s’appesantit le président du MLC.
Ainsi, cette situation semble donc avoir été mise à contribution, d’après le MLC, comme prétexte pour imposer une hausse encore plus importante sur le plan local dans le but de générer des recettes supplémentaires. « Plus le prix des carburants augmente, plus l’État perçoit des recettes à travers les différentes taxes appliquées sur les produits pétroliers », fait remarquer le MLC.
Ainsi, d’après ce dernier, ce sont « une fois de plus les citoyens qui supportent le poids des décisions économiques ». Le MLC poursuit : « Dans le contexte économique actuel, les Mauriciens consentent déjà à de nombreux sacrifices pour faire face à la hausse du coût de la vie. Pourtant, aucune mesure concrète n’est prise pour alléger leur fardeau. Bien au contraire, l’érosion du pouvoir d’achat se poursuit, rendant la vie quotidienne de plus en plus difficile pour de nombreuses familles. »
À cette hausse des carburants s’ajoutera de plus, et inévitablement, une nouvelle vague d’augmentations des prix, ajoute Haniff Peerun. « L’expérience montre que certains commerçants profitent systématiquement de telles situations pour relever leurs tarifs, souvent sans contrôle rigoureux de la part des autorités. Face à cette réalité, une réflexion collective s’impose. Le silence et la résignation de la population après quelques protestations passagères encouragent peut-être les décideurs à imposer des mesures toujours plus lourdes de conséquences pour les citoyens. »
IL a conclu en disant qu’il « est temps que les autorités prennent pleinement conscience des difficultés rencontrées par la population et mettent en place des politiques réellement destinées à protéger le pouvoir d’achat des Mauriciens ».

