La Criminal Investigation Division (CID) de Bel-Air-Rivière-Sèche, avec la collaboration d’autres unités de l’Eastern Division, poursuit son enquête sur les allégations de Causing Harm to Child à la Twaha Academy de Pont-Lardier. Les enquêteurs ont procédé à l’audition des membre du personnel, qui ont exercé au sein de cette institution, notamment quatre enseignantes, une employée assignée aux tâches administratives et une cuisinière. Elles ont expliqué n’avoir pas assisté à un quelconque acte de nature sexuel ou autre sur place. Elles ajoutent que certains jeunes ont évoqué des punitions corporelles infligées par le mufti Azhaar Peerbocus. Sauf qu’aucun élève n’est venu dénoncer ce dernier explicitement.
Ces employées ont expliqué qu’elles ne vivent pas au sein de l’établissement, contrairement aux jeunes qui résident sur place. Elles se rendent à la Twaha Academy le matin et en repartent l’après-midi. Elles ne sont donc pas en mesure de fournir des détails de ce qui se passe sur place après leur départ.
Une équipe de l’Information and Technology Unit de la police a aussi débarqué au sein de l’établissement durant la semaine écoulée pour tenter de mettre la main sur les images des caméras de surveillance. Les officiers ont constaté que le Digital Video Recorder (DVR) était déconnecté. Néanmoins, ils ont ramené l’appareil aux Casernes centrales pour tenter de retracer des images.
Mardi, la police avait saisi une clé USB dans la chambre qu’occupait Azhaar Peerbocus à la Twaha Academy. L’objet sera examiné sous peu à l’IT Unit de la police.
Cette opération fait suite aux plaintes déposées par cinq mineurs qui accusent le religieux de violence physique alors qu’il y a des allégations plus graves contre lui. Mais les mineurs mentionnés ne sont pas partis porter plainte à la police. La CID de Bel-Air-Rivière-Sèche, menée par le Detective Inspector Moosun, et sous la supervision du surintendant Babajee, n’a enregistré que des accusations de violence physique à ce stade.
De son côté, Azhaar Peerbocus fait l’objet d’un Notice of Arrest upon Arrival après son départ pour l’Afrique du Sud le 1er avril. Un membre de sa famille a posté une vidéo sur les réseaux sociaux, disant que le religieux retournera à Maurice « une fois que la situation se sera calmée. »
Par ailleurs, une quinzaine d’élèves de la Twaha Academy seront entendus individuellement, après l’exercice ciblant les employés. Les auditions des mineurs, menées dans un cadre sécurisé par la Brigade pour la protection de la famille, visent à recueillir des récits précis, notamment sur d’éventuelles pressions ou malaises liés aux agissements reprochés.
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Le maulana Luckheea entendu au CCID
Le maulana Hussein Luckheea, un des responsables de la Twaha Academy, s’est présenté au Central CID, hier. Cela fait suite à la saisie de plusieurs pièces à conviction au sein de l’établissement dont un DVR. Le décryptage à l’Information and Technology (IT) Unit de la police doit se faire en présence d’un responsable. La police a aussi voulu savoir pour quelle raison l’appareil était déconnecté. Le religieux a indiqué que le DVR était défectueux et qu’il n’a pas encore été réparé.
Entre-temps, la perquisition dans la chambre d’Azaar Peerbocus à la Twaha Academy, mardi, s’était déroulée en présence du maulana Hussein Luckheea. Après une première séance d’interrogatoire hier, il est parti à la mi-journée. Ce dernier sera aussi entendu par la CID de Bel-Air-Rivière-Sèche pour l’accusation de Causing Harm to Child. Alors que le décryptage d’une clé USB d’Azaar Peerbocus et du DVR de la Twaha Academy se déroule à l’IT Unit aux Casernes centrales.

