Deux nouvelles plaintes pour Child Ill-Treatment ont été logées au poste de police de Bel-Air-Rivière-Sèche, mardi, contre le mufti Azhar Peerbocus. Le nombre de dépositions contre lui s’élève à six désormais. Le religieux n’a pas encore été soumis à un interrogatoire formel car la police compile les dernières informations et elle attend également un rapport de l’Information and Technology Unit de la police. Entre-temps, le principal intéressé demeure en cellule au Moka Detention Centre.
Les deux dernières plaintes logées, mardi, concernent deux adolescents ayant étudié à la Twaha Academy. Les faits, consignés à quelques minutes d’intervalle, soulèvent de graves préoccupations quant à la sécurité des élèves au sein de cette institution. Les deux victimes, âgées respectivement de 14 et 15 ans, ont rapporté des actes de violence physique répétés depuis leur admission dans l’établissement, remontant au mois d’août 2025.
Le premier adolescent a déclaré avoir été agressé à plusieurs reprises par Azhar Peerbocus. Le dernier incident remonterait à une après-midi du mois de mars cette année, alors qu’il se trouvait dans une salle de prière. L’enseignant lui aurait alors administré plusieurs gifles. Il a également affirmé qu’en novembre 2025, le suspect l’a contraint à fumer une cigarette et que cela lui a causé un mal-être.
Dans une déposition distincte, l’autre élève a corroboré ces accusations, affirmant lui aussi avoir subi des violences physiques à plusieurs reprises dans l’enceinte de l’établissement. Il a notamment évoqué un incident survenu en mars, au cours duquel il a reçu des coups au visage, causant des blessures.
Par ailleurs, il a confirmé qu’en novembre 2025, il a été contraint, en compagnie d’un autre élève, de fumer une cigarette dans la chambre qu’occupait Azhar Peerbocus. Cela aurait provoqué un malaise chez eux.
Les deux adolescents ont consigné leurs dépositions en présence de leurs parents respectifs. Tous deux ont refusé de se soumettre à un examen médical.
L’enquête a été initiée par un officier de la Brigade pour la Protection de la Famille (BPF) de l’Est. Les autorités poursuivent actuellement leurs investigations afin de faire toute la lumière sur ces graves allégations.

