PAMPLEMOUSSES — En mauvais état — Jardin botanique : Gopee tire la sonnette d’alarme

Le président de la National Trade Union Confederation (NTUC) se dit insatisfait de l’état du jardin botanique de Pamplemousses. Dans une déclaration, il affirme en effet avoir été « choqué » de constater, lors d’une visite effectuée le même jour, la présence de feuilles mortes jonchant les lieux, attirant ainsi les regards de nombreux touristes. « J’ai eu honte de moi-même devant des touristes qui faisaient des commentaires désagréables. Lorsque les visiteurs déplorent l’état du jardin, cela devient grave. Cela ne fait pas honneur à notre pays, qui met pourtant ce site en avant pour attirer les touristes », a-t-il déclaré.

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Il rappelle que le jardin est entretenu grâce aux fonds générés par les droits d’entrée. « La nouvelle direction du SSR Seewoosagur Ramgoolam Botanical Garden Trust n’arrive pas à gérer la situation. Il est vrai qu’il y a un manque de personnel pour l’entretien du jardin. Le ramassage des feuilles et l’entretien, que les travailleurs auraient pu effectuer eux-mêmes, ont été confiés à MauriFacilities, dont le contrat a expiré, », déplore-t-il.

Une situation qu’il qualifie de « honte », notamment envers la mémoire de sir Seewoosagur Ramgoolam et de sir Anerood Jugnauth. « Ces grandes figures reposent aujourd’hui dans un endroit sale et mal entretenu », dit-il.

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Le président du NTUC estime que les responsabilités sont partagées. « Le gouvernement aurait dû nommer une personne de calibre à la tête du jardin », pense-t-il ainsi. En outre, les travailleurs du jardin ont proposé à la direction du Trust de leur accorder une allocation afin d’assurer eux-mêmes la maintenance des lieux. « Mais leur proposition est restée lettre morte, et l’entretien a été externalisé », explique-t-il.

Ce qui chiffonne Narendranath Gopee, c’est que le problème ne date pas d’hier. Il dit ainsi avoir déjà rencontré les officiels du ministère de l’Agro-industrie en juin 2025, en présence de la direction du jardin, afin d’évoquer la situation. « Des solutions avaient été proposées, mais elles n’ont pas été mises en œuvre. Je demande au ministre Boolell de transférer ailleurs Anjusha Durbarry, la directrice du Trust. La gestion de ce jardin doit être confiée au ministère de l’Agro-industrie », réclame le président de la NTUC.

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