Entre le 1er novembre 2025 et le 23 avril 2026, la Cyber Crime Unit a traité 116 cas de cybercriminalité, dont un seul a été logé devant la Cour et six ont conduit à des arrestations, avec remise en liberté sous caution. Les autres dossiers sont toujours sous enquête, dans un contexte où les autorités disent faire face à une hausse et à une complexité accrue des délits numériques.
La réponse fournie au Parlement indique que cette unité spécialisée opère sous la responsabilité d’un Assistant Superintendent of Police et relève du Deputy Commissioner of Police (Crime). Elle compte actuellement 17 officiers, dont deux ASP, un inspecteur, huit sergents et six constables.
Face à la montée des délits numériques, les autorités reconnaissent des contraintes et annoncent un renforcement des moyens. Un cadre opérationnel intégré a été mis en place, avec un appui technique assuré en continu par la Police IT Unit. Cette collaboration inclut un laboratoire de forensic digital, opérationnel depuis la signature d’un protocole d’accord le 28 janvier 2026 entre le Computer Emergency Response Team, la police et le Data Protection Office.
Des formations spécialisées sont également dispensées aux officiers pour renforcer leurs compétences en enquêtes numériques et en forensic.
Sur le plan international, Maurice a sollicité l’appui de l’Inde. Après des échanges avec Maharashtra Cyber et des visites de délégations fin 2025, les autorités ont opté pour une collaboration directe avec Delhi. Des discussions sont en cours autour de la mise en place d’un centre de commandement, du renforcement des capacités d’enquête et de l’amélioration du dispositif national de réponse aux cybercrimes.
En parallèle, des amendements à la Cyber Security and Cyber Crime Act sont en préparation afin de renforcer le cadre légal, notamment en matière de protection des enfants en ligne et d’obligations pour les fournisseurs de services.

