Belinda Moncherry, artiste seychelloise : La violoniste qui ne passera pas inaperçue

—  Elle sera à l’affiche au concert Sandra Tout Simplement au MGI samedi prochain

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Belinda Moncherry ne passera certainement pas inaperçue avec son violon parmi les musiciens qui accompagneront Sandra Mayotte, samedi prochain, pour son grand retour sur scène (Sandra Tout Simplement), au MGI. Artiste seychelloise accomplie, Belinda Moncherry compte une quarantaine d’années de musique. Elle est aussi chanteuse et a fondé deux groupes, Metis et Tipik des Seychelles, aux répertoires opposés, qui répondent toujours présents lors d’événements musicaux.

Elle est arrivée à Maurice cette semaine avec dans sa valise l’instrument qui la représente le mieux : le violon. La chanteuse et musicienne seychelloise Belinda Moncherry est connue dans son pays pour être celle qui donne une place de choix  à cet instrument classique dans le séga traditionnel. Lorsque les notes sensibles du violon viennent enlacer le séga typique, la musique s’élève vers une autre dimension — et c’est précisément cette émotion-là qui a séduit Belinda Moncherry. Et c’est avec enthousiasme que l’artiste part à la conquête du public mauricien. Bien qu’elle le connaisse déjà — cela fait deux ans depuis sa dernière prestation à Maurice —, elle sait qu’elle devra raviver la flamme qui l’avait reliée aux Mauriciens lors d’un concert à Phœnix. Mais avant de monter sur la scène du MGI, où elle accompagnera la chanteuse Sandra Mayotte le 9 mai, Belinda Moncherry s’est mise au travail aux côtés des autres artistes, histoire d’accorder… leurs violons avant le grand jour.

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La musique, une affaire d’ADN

Avant de poser ses valises à Maurice, Belinda Moncherry était à La Réunion, où elle participait à un projet musical avec le collectif Mascarenas, dont fait partie la chanteuse réunionnaise populaire Micheline Picot. Elle y était avec son compagnon, musicien et arrangeur, Tony Julie. Ce dernier, bassiste, sera également sur scène lors du spectacle Sandra Tout Simplement. Il fera partie des musiciens qui accompagneront la chanteuse mauricienne. S’il occupe une place importante dans le cœur de Belinda Moncherry, Tony Julie joue aussi un grand rôle dans sa carrière. Il est son manager et celui qui la pousse à relever des défis.

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Enseignante de profession, la musique fait partie de l’ADN de Belinda Moncherry. Cette habitante de Mont Buxton, localité située à la périphérie de Victoria, a été initiée à la musique par son père, le musicien traditionnel Roch Moncherry. « Ma sœur s’est mise au piano et moi au violon », dit-elle. La chanteuse poursuit en remontant le temps : « J’avais cinq ans. Ma sœur et moi accompagnions notre père lors de ses sorties musicales. C’est ainsi que nous avons commencé à chanter. Nous chantions aussi à l’église. Aujourd’hui, il est âgé et sa carrière est derrière lui. »

Univers éclectique

Entre les percussions qu’elle découvre et le violon qui l’envoûte, Belinda Moncherry savait, d’une manière ou d’une autre, qu’elle serait la garante de l’héritage de son père et inscrirait son nom dans le registre des artistes seychellois. Si elle n’a pas fait de sa grande passion son métier principal, l’enseignante au primaire a néanmoins trouvé le moyen d’initier les plus jeunes à la musique. « Je les réunis après l’école. Ils ont alors l’occasion d’apprendre et de pratiquer la musique, ainsi que le chant, comme activité extrascolaire », dit-elle.

C’est avec Nou lanmour, sorti il y a une vingtaine d’années ,que Belinda Moncherry gagne le cœur de ses compatriotes. Mais avant d’en arriver là, elle participe à des concours de chant nationaux et internationaux. Elle prend son envol avec  Nou lanmour et quelque temps après crée le groupe Metis. « Ce groupe existe toujours », précise Belinda Moncherry.

Avec sa formation, elle anime des soirées et participe à des événements locaux en interprétant un répertoire éclectique. Pour l’artiste créolophone, ne pas défendre les couleurs du séga seychellois aurait été inenvisageable. C’est dans cette optique qu’est né Tipik des Seychelles. Jongler entre deux univers avec deux formations, sans compter Mascarenas, n’est pas compliqué pour elle. « C’est une transition que je gère sans problème, car depuis l’enfance, j’interprète une palette de styles », concède la violoniste. Tipik des Seychelles compte également un membre connu des Mauriciens, en la personne du chanteur Jean-Marc Volcy.

Hâte de se retrouver sur la scène du MGI le 9 mai, Belinda Moncherry n’a pas manqué d’exprimer sa joie, sa reconnaissance et sa fierté d’être, avec Tony Julie, le maillon seychellois du concert de Sandra Mayotte, qui, grâce à la présence d’autres musiciens de la région, aura un cachet régional.

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