Communication gouvernementale : une dynamique sans ligne commune

Malgré une présence officielle bien installée sur les réseaux sociaux, la page Facebook du gouvernement semble toujours chercher son second souffle. L’adhésion du public tarde à se manifester, tout comme l’engagement espéré. En cause : un déficit de contenus positifs et fédérateurs, mais aussi une coordination visiblement perfectible entre les équipes centrales et les différents relais sectoriels.
Dans plusieurs ministères, certains attachés de presse préfèrent manifestement mettre en avant leur propre vitrine numérique plutôt que de contribuer à l’effort collectif. Leur argument est simple : la communication centrale devrait, selon eux, assumer pleinement sa mission stratégique. Une manière élégante de renvoyer la balle — et parfois le ballon entier — vers le centre.
Résultat : un message fragmenté, une lisibilité affaiblie et l’impression d’une action gouvernementale qui peine à parler d’une seule voix. La nouvelle directrice de la communication aurait d’ailleurs toutes les peines du monde à obtenir du contenu valorisant pour alimenter la plateforme officielle.
À l’heure du numérique, où l’image se construit en temps réel, la communication institutionnelle exige pourtant une vision commune, une collaboration active et un minimum d’enthousiasme partagé. À défaut, même avec une page bien ouverte, le décollage peut rester longtemps en salle d’embarquement.

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