Autonomisation | Partenariat GM/Entreprise France Lumin’Îles : un projet pour briser les barrières à l’emploi des femmes

Faire sauter les verrous à l’emploi féminin tout en repensant la garde d’enfants: tel est l’objectif du projet Lumin’Îles, officiellement lancé à Maurice en fin de semaine à la faveur de la signature d’un protocole d’accord entre le gouvernement et Expertise France.

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Le ministère de l’Égalité des Genres et du Bien-Être de la Famille a franchi une nouvelle étape dans la promotion de l’autonomisation féminine. Un protocole d’accord a été signé avec Expertise France, marquant le lancement officiel du projet régional Lumin’Îles. Financé par l’Agence Française de Développement (AFD), ce projet, doté d’un budget global de 10 millions d’euros, sera mis en œuvre à Maurice, à Madagascar et aux Comores jusqu’au 31 mars 2029. Près d’un quart de l’enveloppe est destiné à Maurice.
Le projet vise à renforcer l’autonomisation économique des femmes, notamment en éliminant les obstacles liés à l’accès aux services de garde d’enfants et en améliorant les conditions de travail. Il concerne également Madagascar et l’Union des Comores, avec pour objectif d’accompagner les politiques nationales en matière d’égalité et d’inclusion.
L’événement s’est déroulé en présence de la ministre de tutelle, Arianne Navarre-Marie, de l’ambassadeur de France, Frédéric Bontems, de Karine Rodriguez, cheffe de projet Lumin’Îles à Expertise France, de Madev Balloo, représentant de l’Union européenne, ainsi que de Christine Agathe, commissaire de la Femme à Rodrigues, entre autres personnalités.
Marie Arianne Navarre-Marie a fait ressortir que ce projet constitue une étape importante dans la mise en œuvre des politiques en faveur de l’autonomisation économique des femmes. La garde d’enfants est encore perçue comme un frein majeur à l’emploi féminin. « En investissant dans des services de garde d’enfants de qualité, accessibles et adaptés, nous levons des obstacles concrets à l’emploi des femmes », estime-t-elle, en abordant l’impact direct sur leur participation à la vie économique.
La ministre a également salué la solidité du partenariat entre Maurice et la France, fondé sur une vision commune du développement durable et renforcé par l’appui de l’Agence Française Développement et d’Expertise France. Elle a également abordé la portée régionale du projet Lumin’Îles, qui associe également Madagascar et les Comores. Cette coopération vise à renforcer le partage d’expériences et à construire des réponses communes aux défis de l’égalité des genres et du développement social.
Elle a par ailleurs annoncé la mise en place prochaine d’un comité de pilotage, chargé de définir l’orientation stratégique du projet et d’assurer un suivi rigoureux de sa mise en œuvre.
Le gouvernement entend s’engager pleinement pour faire de cette initiative un levier de transformation durable en faveur d’une société plus inclusive et équitable. « Grâce à cette collaboration, nous pourrons générer des changements durables, renforcer l’autonomisation des femmes, soutenir les familles et bâtir une société plus équitable pour toutes et pour tous », estime-t-elle.
Pour sa part, l’ambassadeur de France a mis en exergue que l’accès des femmes au marché du travail demeure un enjeu majeur à l’échelle mondiale, étroitement lié à leur autonomisation. « Très souvent, cette autonomisation se heurte à une répartition inégale des tâches au sein de la sphère familiale, notamment en ce qui concerne la garde d’enfants », laisse-t-il entendre.
Cette réalité constitue un frein à leur insertion professionnelle et à leur indépendance économique. Évoquant la situation à Maurice, à Madagascar et aux Comores, il relève que ces pays ont déjà engagé des politiques nationales pour répondre à ces défis.
« L’objectif du projet financé par l’Agence Française de Développement est d’accompagner ces politiques et d’aller plus loin, notamment à travers des approches innovantes pour la prise en charge des enfants de moins de trois ans », a-t-il ajouté, tout en insistant sur l’importance d’impliquer le secteur privé afin d’identifier les obstacles et de proposer des solutions concrètes et durables.

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