Un ministre réactif  aux propositions publiques — Téléphone au volant : le gouvernement durcit le permis à points

 

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  • Jusqu’à dix points pour ceux « ki pa compran » que cela peut causer la mort des usagers de la route

Le gouvernement serre la vis contre l’utilisation du téléphone portable au volant. Le Conseil des ministres a approuvé vendredi la démarche du ministère du Transport terrestre visant à modifier la Road Traffic Act afin d’augmenter sensiblement le nombre de points attribués aux conducteurs surpris en train d’utiliser un téléphone portable ou un microphone tenu à la main en conduisant.

Concrètement, l’infraction passera désormais d’une fourchette de 3 à 6 points à une sanction beaucoup plus sévère allant de 5 à 10 points. Une décision qui traduit clairement la volonté des autorités de frapper plus fort contre un comportement devenu l’un des principaux fléaux sur les routes mauriciennes.

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Cette annonce va d’ailleurs dans le sens de ce que Week-End évoquait déjà la semaine dernière en analysant les mesures appliquées à La Réunion, où certaines infractions liées au téléphone au volant peuvent entraîner un retrait immédiat du permis de conduire. La comparaison régionale illustre à quel point l’usage du portable au volant est aujourd’hui considéré comme un facteur majeur d’accidents graves et mortels.

Les chiffres préliminaires analysés par la Traffic Management and Road Safety Unit montrent certes une stabilisation de plusieurs indicateurs de sécurité routière depuis l’introduction du permis à points le 31 janvier 2026. Dans certains cas, une baisse des décès est même observée. Mais les autorités constatent parallèlement que les comportements à risque persistent fortement, notamment l’envoi de SMS, la consultation du téléphone ou encore sa manipulation manuelle pendant la conduite.

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Le durcissement annoncé apparaît donc comme une initiative logique et nécessaire du ministre et du gouvernement. Car malgré les campagnes de prévention menées depuis plusieurs années, beaucoup d’automobilistes continuent à sous-estimer le danger du téléphone au volant. Quelques secondes d’inattention suffisent pourtant pour provoquer un drame.

Mais au-delà du texte de loi, tout dépendra désormais de l’application réelle sur le terrain. La crédibilité du système passera inévitablement par une présence policière visible, des contrôles réguliers et une véritable rigueur dans les sanctions. Sans vigilance constante, le risque existe que la mesure perde rapidement son effet dissuasif.

L’autre enjeu sera celui de la pédagogie. Une vaste campagne d’explication et de sensibilisation devra accompagner ce durcissement afin que les automobilistes comprennent qu’il ne s’agit pas simplement d’une nouvelle sanction administrative, mais bien d’une question de sécurité publique. Le gouvernement semble d’ailleurs vouloir aller dans cette direction avec les activités prévues dans le cadre de la Semaine mondiale de la sécurité routière des Nations unies et les opérations conjointes annoncées entre la police et la Traffic Management and Road Safety Unit.

Car au final, derrière chaque statistique routière, il y a surtout des vies humaines qui peuvent être sauvées.

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