Des employés du SAMU tirent la sonnette d’alarme. Ils dénoncent une hausse des agressions auxquelles ils sont confrontés sur leur lieu de travail. « Nou pe vinn sap lavi dimoun, nou pe gagn bate », déplore Rajah Boodia, président du Ministry of Health Transport Workers’ Union. Il pointe du doigt un manque de considération envers les ambulanciers au sein du ministère de la Santé.
« Nou konpran koler dimounn, me nou fer tou pou sap lavi dimounn », insiste-t-il. Selon lui, à leur arrivée sur les lieux d’un drame, les équipes de secours sont parfois prises à partie par des proches ou des habitants du quartier.
Un cas récent illustre cette dérive. Il remonte à l’accident fatal survenu ce dimanche 10 mai à Petite-Rivière. « Nous avons reçu l’appel à 6 h 45 et à 7 heures, l’équipe était déjà sur les lieux. Il faut savoir que tout est enregistré », précise-t-il. De leur côté, des proches affirment que les secours auraient tardé à intervenir pour sauver le jeune homme de 20 ans. Le médecin et les ambulanciers auraient été agressés par des habitants présents sur place.
Face à la situation, Rajah Boodia lance un appel au ministère de la Santé afin que des solutions concrètes soient mises en place.

