Cultures vivrières : Des prix toujours élevés malgré l’arrivée de l’hiver austral

En dépit de l’arrivée de l’hiver austral, saison réputée propice à la bonne pousse des légumes, les prix des cultures vivrières demeurent encore élevés. La cherté des intrants, le gros déficit de la main-d’œuvre agricole ainsi que l’actuel manque d’eau sont autant de raisons mises en avant par les acteurs du secteur pour expliquer la présente cherté relative des cultures vivrières dans les points de vente au détail.

Le concombre jusqu’à Rs 95 l’unité ; la calebasse à Rs 80 le ½ kg ; la laitue à Rs 50 la pièce ; la margose à Rs 90 le ½ kg ; la pomme d’amour jusqu’à Rs 90 : des prix qui dépassent l’entendement au mois de juin quand, chaque année, l’hiver austral est déjà bien entamé. Une conjugaison de facteurs expliquerait, donc, les prix toujours forts des légumes. Parmi, le déficit de main-d’œuvre.

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Ce qui fait que les planteurs sont bien obligés de mettre le prix fort pour attirer les rares ouvriers qui sont encore disposés à travailler la terre à des heures indues. Qu’il pleuve ou qu’il tonne, rappelle Sarjoo, planteur dans les hauts plateaux. Et bien évidemment, puisque la main-d’œuvre agricole se paie de plus en plus chère, ce sont les consommateurs qui finalement paient l’addition. Il y a bien le plan contemplé par les autorités d’importer de la main-d’œuvre agricole de l’étranger.

Mais à croire Sarjoo, quand on tient compte de ce que ça coûterait en termes de frais de voyage, d’hébergement et autres, c’est un « luxe » que ne pourront jamais se payer, dit-il, de petits exploitants agricoles comme lui. Autre facteur qui influe grandement sur les coûts de production des cultures vivrières : la hausse continue des intrants tels les semences, les pesticides et les engrais. Encore plus, semble-t-il, depuis la guerre entre la Russie et l’Ukraine et, plus récemment, la guerre en Iran.

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Il y a, enfin, ce manque d’eau qui se fait sentir dans plusieurs régions à la suite du grand déficit pluviométrique du début d’année, notamment, 60% de pluies en moins que la moyenne durant le seul mois de février 2026. Et maintenant que la période des fortes précipitations est passée, il faudra attendre l’arrivée de la nouvelle saison d’été en novembre / décembre pour espérer d’hypothétiques pluies abondantes susceptibles de palier l’actuel déficit en eau.

En attendant, la ménagère devra se faire à l’idée que les prix des légumes au marché demeureront encore forts durant les prochains mois. À titre indicatif, ci-dessous les prix moyens d’un certain nombre de cultures vivrières, comme affichés dans des marchés des Plaines-Wilhems, en fin de semaine :

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Bringelles Rs 40 à Rs 60 le ½ kg

Betterave Rs 50 la pièce

Chou-chou Rs 20 à Rs 35 le ½ kg

Carottes Rs 50 à Rs 65 le ½ kg

Concombre Rs 50 à Rs 95 la pièce

Chou-fleur Rs 60 à Rs 90 la pièce

Chou Rs 70 à Rs 75 la pièce

Cresson Rs 35 la botte

Giraumon Rs 40 à Rs 60 le ½ kg

Calebasse Rs 80 le ½ kg

Haricots verts Rs 95 à Rs 100 le ½ kg

Laitue Rs 45 à Rs 50 la pièce

Lalo Rs 120 le ½ kg

Margose Rs 90 le ½ kg

Pâtisson Rs 90 la pièce

Patole Rs 60 le ½ kg

Pomme d’amour Rs 70 à Rs 90 le1/2 kg

Pipengaille Rs 60 le ½ kg

Queue d’oignon Rs 25 la botte

Brède Tom Pouce Rs 35 la botte

Thym Rs 25 la botte

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