Un commerçant de 59 ans, habitant Petit-Sable, a porté plainte à la police, samedi, pour extorsion et menaces, affirmant être victime depuis plusieurs mois d’un individu avec lequel il entretenait un différend remontant à une vingtaine d’années. Le suspect est connu de la police, ayant été associé dans le passé avec un groupuscule qui semait la violence.
D’après sa déposition logée à la police de Vieux-Grand-Port, le conflit remonte à un festival de régates organisé à Petit-Sable, où une altercation avait éclaté entre les deux hommes, aboutissant à une agression alors rapportée aux autorités.
Le 14 décembre 2025, alors qu’il se trouvait dans sa boutique à Petit-Sable, le commerçant affirme avoir été confronté à son ancien adversaire, accompagné de sa mère ainsi que d’une quarantaine d’individus encagoulés et armés. Le suspect a lancé : « tonn kraz mo loto. Apre 20 an monn vinn rod twa. »
Le gros bras l’a violemment menacé et exigé réparation pour des dommages allégués à sa voiture. La police avait été mandée sur les lieux, mais le groupe avait pris la fuite avant son arrivée.
Quelques jours plus tard, le 19 décembre 2025, le suspect est revenu au commerce accompagné de quatre hommes afin d’exiger la somme de Rs 100 000, menaçant le commerçant de violences physiques en cas de refus. Craignant pour sa sécurité, ce dernier affirme avoir remis Rs 50 000. Deux jours après, le suspect serait revenu réclamer le solde de Rs 50 000, somme qui lui a également été versée. Avant de partir, le gros bras a averti la victime qu’un paiement mensuel de Rs 100 000 devrait désormais lui être remis.
En janvier, le suspect a ensuite contacté le gendre du commerçant afin d’annoncer l’envoi d’un homme chargé de récupérer de l’argent. La fille de la victime a alors remis Rs 70 000 à cet individu. Depuis cet épisode, la famille affirme avoir bloqué le numéro de téléphone du suspect.
Le fils du commerçant, âgé de 30 ans et employé comme vigile, a également déposé plainte. Il avance que le 4 avril, le suspect, armé d’un sabre, avait fait irruption dans leur boutique avant de prendre la fuite après les avoir intimidés.
Le 4 juin vers 13h, le même individu a contacté le trentenaire via WhatsApp afin de parler à son père. Après son refus, le suspect s’est emporté et l’aurait menacé en affirmant pouvoir faire pire que lors des incidents précédents.
Plus tard dans la soirée, un nouveau message menaçant a été envoyé sur WhatsApp disant « get deor kot twa ena kado pou zot ». Inquiets, les membres de la famille ont consulté les images de leurs caméras de surveillance peu avant minuit, sans toutefois constater de présence suspecte aux abords de leur domicile.
Deux enquêtes ont été ouvertes par la police, notamment pour extorsion et infraction à l’ICTA.

