Maurice/USA | State Partnership Programme Ramgoolam : « Aucune base militaire prévue »

 

- Publicité -

Joanna Bérenger du Fron Militan Progesis a interpellé le Premier ministre, Navin Ramgoolam, sur le State Partnership Programme avec la National Guard de New Mexico ainsi que de l’Acquisition and Cross-Servicing Agreement avec les États-Unis. Le Premier ministre s’est évertué à être assurant quant aux opérations de toute base militaire.

 

- Publicité -

Navin Ramgoolam a indiqué qu’en tant que petit État insulaire en développement (PIED), disposant d’une zone économique exclusive d’environ 2,2 millions de kilomètres carrés, Maurice est confrontée à d’importants défis en matière de sécurité maritime, qui dépassent largement ses capacités en raison de ses ressources limitées. Ces défis comprennent notamment, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), le trafic de drogue, la criminalité transnationale organisée, les migrations irrégulières, la piraterie, les effets du changement climatique ainsi que la protection des infrastructures maritimes critiques.

Le Premier ministre a précisé qu’aucun pays de l’océan Indien occidental ne peut relever efficacement ces défis de manière isolée. « Maurice a constamment poursuivi une politique visant à renforcer les partenariats bilatéraux, régionaux et internationaux afin d’améliorer ses capacités en matière de sécurité maritime, d’application de la loi et d’intervention en cas de catastrophe », dit-il.

- Advertisement -

Il s’est appesanti sur la coopération avec des pays amis et des organisations internationales, notamment l’Inde, la France, le Royaume-Uni, les États-Unis d’Amérique, l’Union européenne, INTERPOL et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à travers des exercices conjoints, le renforcement des capacités, le partage d’informations, des initiatives de connaissance du domaine maritime, une assistance technique ainsi que des programmes de formation.

Le State Partnership Program et le projet d’Acquisition and Cross-Servicing Agreement avec les États-Unis représentent des accords de coopération visant à consolider la sécurité dans la zone économique exclusive. « L’objectif du State Partnership Program Agreement, signé le 22 mai 2026, est d’établir un partenariat institutionnel durable fondé sur des échanges professionnels, une coopération technique et le renforcement des capacités. Cet accord ne crée aucune obligation juridique ou financière et est centré sur le partage des connaissances et la coopération professionnelle », ajoute-t-il.

Le State Partnership Program couvre les domaines suivants : le renforcement des capacités et la formation professionnelle ; l’assistance humanitaire, la préparation aux catastrophes et les interventions d’urgence ; la coopération en matière de sécurité maritime et de sécurité aux frontières ; la cybersécurité et les nouvelles menaces en matière de sécurité ; et la planification opérationnelle et la gestion des crises.

S’agissant de l’Acquisition and Cross-Servicing Agreement, le Cabinet a approuvé sa signature en mai 2026, avec la signature pour bientôt. Il s’agit d’un instrument destiné à faciliter la fourniture réciproque de soutien logistique entre le gouvernement de Maurice et celui des États-Unis, dans le cadre d’activités autorisées, telles que des exercices conjoints, des formations, des opérations d’assistance humanitaire, des interventions en cas de catastrophe, ainsi que d’autres activités de coopération convenues d’un commun accord.

Dans le cadre de cet accord proposé, le soutien, les fournitures et les services comprennent notamment la fourniture de nourriture, d’eau, de carburant, d’hébergement temporaire, de moyens de transport, de services médicaux, de services de formation, de services de réparation et d’entretien, ainsi que de services portuaires, dans la mesure où ceux-ci sont autorisés par les législations nationales des deux parties.

Le Premier ministre a précisé que ni le State Partnership Program, ni le projet d’Acquisition and Cross-Servicing Agreement, ne constituent une alliance militaire ou un traité de défense. « Aucune disposition de ces deux accords n’autorise l’établissement de bases militaires étrangères, le stationnement permanent de personnels militaires étrangers ou le transfert d’armes », affirme-t-il, ajoutant que toute coopération demeure soumise aux lois de Maurice, ainsi qu’aux décisions souveraines du gouvernement mauricien. « Ces cadres de coopération visent uniquement à renforcer les capacités opérationnelles, la résilience et l’état de préparation de Maurice, afin de relever les défis contemporains en matière de sécurité, grâce à une coopération avec des partenaires internationaux de confiance », a-t-il conclu.

 

 

EN CONTINU
éditions numériques