Hôtel Ambre : Des pêcheurs dénoncent des travaux de protection côtière

Un différend oppose actuellement Ambre Hotel à des membres de l’Association des pêcheurs de Belle-Mare concernant des travaux de protection du littoral entrepris sur la plage jouxtant l’établissement.

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Dans une déclaration consignée à la police le 11 juin, Ramen Anthony, 64 ans, représentant de l’Association des pêcheurs de Belle-Mare, affirme que plusieurs conditions imposées dans le cadre du permis d’Environmental Impact Assessment (EIA) délivré à l’hôtel le 9 avril 2026 ne seraient pas respectées.

Pour lui, le permis autoriserait la construction d’un ouvrage de protection en enrochement (Rock Revetment) d’une longueur de 120 mètres seulement. Or, les travaux se poursuivraient au-delà de cette limite. Il soutient également qu’un passage permanent destiné à permettre l’accès du public et des pêcheurs à la plage, notamment lors des marées hautes et des fortes houles, n’aurait pas été aménagé le long de la zone concernée.
Le représentant des pêcheurs allègue aussi que les horaires de chantier prévus dans le permis — de 8 heures à 17 heures en semaine et de 8 heures à midi le samedi — ne seraient pas respectés. Il affirme en outre qu’une excavatrice a été aperçue en opération sur la plage, alors que le rapport d’EIA stipulerait qu’aucun travail ne doit être effectué en mer. Parmi les autres griefs soulevés figurent l’absence de panneaux d’avertissement pour le public ainsi que l’entreposage de sable sur la plage, ce qui entraverait le libre passage.
Estimant que les conditions du permis ne sont pas respectées, Ramen Anthony sollicite l’intervention de la police. Il soutient également que quelque 180 mètres d’enrochement auraient déjà été réalisés auparavant sans autorisation et que le permis actuel ne saurait, selon lui, régulariser ces travaux. Il a indiqué son intention de porter l’affaire à l’attention de la Beach Authority ainsi que du ministère de l’Environnement.

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De son côté, la direction de Ambre Hotel réfute toute illégalité. Dans une déclaration effectuée le même jour, Jean Didier Marie, 47 ans, Chief Security Manager de l’établissement, a expliqué que les travaux, entrepris depuis le 25 mai 2026 pour lutter contre l’érosion côtière, sont réalisés avec l’approbation du ministère de l’Environnement sous le permis EIA No. 202459.

Selon lui, vers 14 h 15 le 11 juin, une cinquantaine de pêcheurs et de pêcheuses, représentés par Ramen Anthony, se sont rendus sur les lieux pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des travaux illégaux. Une réunion s’est alors tenue entre les deux parties en présence de la police et sous la conduite du directeur de l’hôtel, Salim Khadaroo. Toutefois, aucun accord n’a pu être trouvé à l’issue des discussions.

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Toujours selon la direction de l’hôtel, les représentants des pêcheurs auraient indiqué leur intention de faire interrompre les travaux. L’établissement a ainsi informé la police de la situation pour référence future et affirme qu’il sollicitera l’assistance des forces de l’ordre en cas d’obstruction au chantier.

Les pêcheurs ont sollicité l’aide de Me Chetanand Baboolall, député du Fron Militan Progresis (FMP) pour les soutenir. Ce dernier souligne qu’il est chagrinant ce qui se passe à cet endroit car durant la marée haute le passage sur la plage est obstrué en raison de la pose des pierres.

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