La Junior Minister aux Arts et à la Culture, Véronique Leu-Govind, a parlé d’une vision axée sur l’inclusion, la jeunesse et la valorisation de la culture, tout en saluant les mesures budgétaires en faveur des artistes et des familles. Elle a affirmé que le gouvernement avait mis fin aux blocages qui freinaient le secteur culturel.
« Aujourd’hui les autorisations tombent dans les temps et sans corruption », a-t-elle déclaré, plaidant pour une meilleure utilisation des infrastructures existantes afin de soutenir l’événementiel et réduire les coûts d’organisation des concerts. Elle s’est également prononcée en faveur d’un encadrement plus pragmatique des jeunes lors des manifestations culturelles : « Il faut arrêter de traiter nos jeunes comme des enfants, il faut juste les encadrer », plaide-t-elle, en réclamant la fin de l’interdiction de la vente de la bière lors des concerts.
Véronique Leu-Govind a aussi proposé la création d’un espace culturel au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport afin de mieux promouvoir l’identité mauricienne auprès des visiteurs. « Notre culture doit les accueillir avant même que l’Immigration ne tamponne les passeports », dit-elle.
Abordant les questions sociales, la Junior Minister évoque la nécessité de protéger les femmes sur le marché du travail malgré l’allongement du congé maternité. Elle dénonce aussi l’instrumentalisation politique de la pauvreté, évoquant son propre parcours. « Aujourd’hui les plus vulnérables sont devenus des outils de marketing politique, mais ils méritent mieux qu’on ne vienne pas me donner des leçons sur la pauvreté. J’ai connu la misère noire. Je n’ai pas honte de dire que je suis née dans une toilette, le jour de l’Assomption », rajoute-t-elle.
Estimant que les réponses aux problèmes de drogue et de criminalité passent aussi par l’éducation, l’accompagnement et les opportunités, elle maintient que « chaque enfant, chaque jeune, doit avoir accès aux mêmes chances, un principe au cœur de la justice sociale. »

