Un ingénieur informatique (39 ans) a été victime d’une agression suivie d’un vol avec violence alors qu’il s’était arrêté quelques instants au bord de la route à Gokhoola.
Au vu de sa déposition faite au poste de police de Piton dimanche, le plaignant circulait à bord d’un 4×4 de fonction en provenance de Piton et se dirigeait vers L’Amitié. Se sentant fatigué, il a stationné son véhicule sur le côté gauche de la route, dans un espace aménagé avant un lieu de culte de Gokhoola.
C’est à ce moment-là qu’un individu se serait approché de la voiture. L’homme a frappé à la vitre du côté conducteur avant de lui lancer : « Bourzwa, bannla pe kokin ou par deryer. »
La victime aurait alors verrouillé son véhicule. Quelques minutes plus tard, un bruit de vitre brisée l’a alerté. En regardant dans son rétroviseur, il n’a aperçu qu’une silhouette dans l’obscurité, avant de prendre la décision de démarrer et de quitter les lieux.
Alors qu’il conduisait vers un champ de cannes situé à proximité, il a été surpris par un violent coup porté à la tête après environ 100 mètres. Blessé, il a immobilisé le véhicule, serait descendu et aurait couru sur une cinquantaine de mètres en direction du champ de cannes, sans savoir si son agresseur le suivait.
Dans sa fuite, il a tenté de franchir un canal d’évacuation mais a chuté lourdement avant de perdre connaissance. À son réveil, il a réussi à contacter son épouse. Un passant, qui l’a retrouvé dans cette situation, est également intervenu pour l’aider à rejoindre sa famille.
L’ingénieur a ensuite été conduit à l’hôpital SSRN par son beau-frère à bord du même véhicule. Après des soins, il a été admis en salle.
Le lendemain, un inventaire du véhicule a permis de constater la disparition de plusieurs équipements professionnels : comme un ordinateur portable HP gris avec sa sacoche noire, six multiprises, six prises SFP contenant 12 connexions fibre, 15 câbles fibre noirs ainsi que 25 câbles d’alimentation d’un mètre.
Le préjudice total, comprenant les objets volés et les dégâts causés au véhicule, est estimé à Rs 600 000. Les biens appartiennent à la victime et à son entreprise. L’ingénieur affirme ne pas pouvoir identifier son ou ses agresseurs. Aucun témoin n’a pas pour l’instant été recensé.
La police poursuit son enquête et questionnera l’ingénieur pour savoir s’il aurait consommé un produit qui l’aurait intoxiqué.

