L’artiste photographe Steeve Dubois, membre du Cercle des artistes photographes (CAP), présente 25 photos donnant un aperçu de la relation spéciale que les hommes du désert entretiennent avec leurs chameaux. Ces images ont été prises lors de différents voyages qu’il a effectués en Mongolie intérieure, en Inde et au Maroc. « Des chameaux et des hommes » fait partie des trois manifestations photographiques organisées en amont de l’exposition annuelle du CAP, qui en est à sa 30e édition, au Caudan du 20 au 30 août prochain. Cette expo est visible au Dias Pier, le Caudan, jusqu’au 12 juillet.
Fasciné depuis toujours par le désert et les conditions de vie de ses habitants et des animaux qui les accompagnent, chameaux ou dromadaires, Steeve Dubois a décidé de témoigner de ses expériences de voyages à travers ses photos. « Cela me trotte dans la tête depuis environ un an. J’ai fait une première sélection de 1 000 photos. J’ai laissé décanter un peu avant de procéder à la sélection qui compose “Des chameaux et des hommes”. »
C’est au cours de ses voyages dans le désert de Gobi, en Mongolie-Intérieure en 2010, celui du Sahara, au Maroc en 2019 et en Inde en 2024, à l’occasion des congrès de la Fédération internationale des photographes, à laquelle est affilé le CAP, que le photographe mesure davantage cette « symbiose » qui les unit et ce, même si « de nos jours, les hommes du désert ne dépendent plus tout à fait du chameau pour leur vie et leur survie ».
« C’est fascinant de voir comment ils se tiennent à leurs côtés, comment ils les caressent et s’en occupent. Ils les lavent. En Inde, ils les décorent même. En Mongolie intérieure, même s’il fait froid, ils les lavent… Ils les traitent comme les bikers traitent leurs motos. On sent ce lien entre eux. C’est très fort et j’ai voulu partager cette expérience avec ceux qui n’ont pas fait le voyage. »
« Des chameaux et des hommes » montrent 25 images prises sous différents angles. Certaines témoignent de leur quotidien alors que d’autres sont des clichés des spectacles qu’ils donnent à l’intention des touristes comme celui où les chameaux courent pour descendre les dunes de sable. L’expo présente un dynamisme qui attire et qui contraste avec certaines images où les troupeaux et les hommes sont posés ou avancent à pas réguliers, au loin parfois, amenant le spectateur dans un ailleurs. Un effet parfois intensifié avec les images prises à contre-jour où on peut admirer les silhouettes obscures de ces êtres sur un fond orangé nuancé. « On s’arrête, on regarde, on cherche le meilleur angle. Par exemple, en Inde, j’avais repéré un reflet dans l’eau du bassin où le chameau vient boire et j’ai attendu pour avoir cette photo. J’étais aux anges. Je n’avais jamais vu tout cela auparavant. »

