Au terme d’une finale qu’elle a largement dominé face à une Argentine qui a effectué son premier tir à la 117e minute, l’Espagne est devenue Championne du Monde au bout du suspense grâce à un but de Ferran Torres en prolongation (1-0). Deux ans après son titre européen, la Roja a accroché une deuxième étoile à son maillot en remportant la Coupe du Monde 2026. Un triomphe qui vient s’ajouter aux trois Championnats d’Europe remportés par la Roja en 2008, 2012 et 2024, et la consacre comme la plus grande sélection du XXIe siècle.
L’Espagne a largement dominé une rencontre décevante et hachée, au cours de laquelle elle aura malgré tout su imposer son rythme, ses intentions et son football de possession, sans jamais reculer ni se renier. Cette victoire, contre une équipe argentine méconnaissable et totalement inoffensive (0 expected goal durant le temps réglementaire, premier tir à la 117e) avant sa rébellion des cinq dernières minutes, s’est finalement décidée dans la prolongation sur un joli but de Ferran Torres (106e). . Seize ans après s’être imposée grâce à un but d’Andres Iniesta contre les Pays-Bas (1-0, 116e), la prolongation a donc été favorable à l’Espagne. Mais ce succès, devenu inéluctable au fil du match, a été très long à se dessiner.
D’entrée de jeu, la Roja espagnole a pris le contrôle du match. Lamine Yamal a joué le rôle du principal générateur de danger dans le premier quart d’heure, s’offrant la première occasion du match en butant sur un Emiliano Martínez des grands soirs.
L’Espagne a ainsi maîtrisé le premier acte et n’a laissé aucune chance à l’Argentine de s’approcher de ses cages. Toutefois, face à des espaces réduits, les Ibériques n’ont pas eu non plus pléthore d’occasions. Seul Mikel Oyarzabal a forcé le portier argentin à se coucher sur une frappe à l’entrée de la surface. Marc Cuccurella a ensuite tenté une frappe croisée qui a fui le cadre et les deux formations sont ainsi rentrées à la pause encore dos à dos.
Dès le début du second acte, la Roja a mis la pression sur l’Albiceleste, profitant des pertes de balles argentines pour solliciter Martínez, avant de porter le danger sur une remarquable action collective lancée par Fabián Ruiz mais stoppée sur le fil par la défense argentine. Cette séquence a illustré la volonté de l’Espagne d’accélérer.
Dani Olmo, Ferran Torres, Pedri, Pau Cubarsí ont tous sollicité le gardien argentin, Lamine Yamal a créé de nombreuses menaces dans son couloir mais le temps a filé. Les 90 premières minutes se sont conclues sur une frappe surpuissante de Yamal une fois encore sortie par Dibu Martínez alors que l’Argentine a été réduite à dix. La prolongation était inévitable.
En supériorité, la Roja a poursuivi sa domination durant la prolongation. Nico Williams et Mikel Merino ont fait passer plusieurs frissons dans les échines albicelestes, mais Martínez est longtemps resté infranchissable. Jusqu’au début du second acte de la prolongation lorsque Ferran Torres a surgi pour faire trembler les filets d’une reprise imparable du gauche, sur une remise de Nico Williams.
Comme en 2010, l’Espagne monte sur le toit du monde deux ans après avoir gagné un premier Euro. Un deuxième avait suivi dans la foulée, en 2012. La bande à Rodri sait désormais ce qu’il lui reste à faire pour rejoindre celle de Xavi dans l’histoire.

