Questions au nouveau leader de l’Opposition parlementaire — « J’ai le choix pour ma première PNQ »

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À la veille de sa première PNQ, nous sommes allés interroger le nouveau leader de l’Opposition parlementaire, Me Chetan Baboolall.

O Vous étiez candidat au poste de leader de l’Opposition parlementaire, vous l’êtes aujourd’ hui. Satisfait ?

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— Je suis satisfait que le Président de la République ait posé la question qu’il aurait dû avoir posé depuis des mois, depuis que les trois membres du Fron Militan Progresis sont dans l’opposition parlementaire. Je me prépare pour la prochaine rentrée parlementaire qui, je le sais, est très attendue du public. En raison de la récente actualité, j’ai le choix, pour ma première PNQ, entre le drame du bébé – tué par son père sur fond de crise sociale – qui pourrait être posée au Premier ministre, et « l’opération » du ministre de la Santé révélée par Week-End, dimanche dernier. À ce sujet, je suis étonné que le ministre de la Santé a déclaré qu’il était prêt à me répondre au Parlement, alors que la question n’a même pas été posée ! Mais il y a d’autres sujets possibles et j’ai, donc, un grand choix pour ma première PNQ.

O Serez-vous le leader de toute l’opposition parlementaire ou plus particulièrement celui du FPM, votre nouveau parti politique ?

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— Comme le prévoit la Constitution j’agirai comme leader de tous les partis politiques de la minorité représentés au Parlement. Mais également celui des partis non représentés au Parlement et du public qui voudront faire appel à moi.

O Vous êtes dans un poste qui a été occupé autrefois par Paul Bérenger, Navin Ramgoolam, Xavier Duval et Joe Lejongard. Vous n’avez pas peur d’avoir à assurer cette succession ?

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— Non. Je suis avocat et parlementaire, je continuerai mon travail et je ferai de mon mieux. Comme je l’ai déjà dit, mon bureau est ouvert à tout le monde et j’ai déjà eu beaucoup de visites de personnes qui ont des questions à poser et des explications à demander au gouvernement. Je suis à l’écoute de la population pour être leur porte-parole pour questionner le gouvernement, comme le Parlement peut le faire. Mais comme il n’y a qu’une seule PNQ par session, il faut bien choisir celle qui est posée.

O Quelles seront vos priorités ?

— Mon but est de faire l’île Maurice progresser dans tous les domaines et j’essayerai, à l’endroit où je suis, de faire avancer les choses. Je ne vais pas faire de l’opposition systématique, mais aussi faire des propositions et vérifier que l’État a fait son travail correctement, en suivant les règlements.

O Vous vous rendez compte que vous allez avoir face à vous une très forte majorité gouvernementale, dont vous avez fait partie pendant un an et demi, et qui ne vous épargnera pas ?

— J’en suis conscient, mais je n’ai pas l’intention de me laisser intimider par qui que ce soit. Je suis également sûr de bénéficier du soutien du public pour faire mon travail, comme il se doit.

O Est-ce que Paul Bérenger vous donne un coup de main pour votre préparation, est-ce qu’il agit comme coach ?

— Vous venez de rappeler qu’il a occupé pendant longtemps le poste de leader de l’Opposition. Dans ce domaine et dans d’autres domaines politiques, d’ailleurs, il n’y a pas de meilleur coach que lui.

Jean-Claude Antoine

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