Règles sur les téléphones à l’école, depuis la rentrée — Les enseignants plus préoccupés que les élèves

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— Une semaine après, les autorités appelées à clarifier les règlements. Des « guidelines »bientôt publiées

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Une semaine après son entrée en vigueur, la nouvelle réglementation semble avoir davantage préoccupé les enseignants que les élèves, notamment en raison des restrictions qui leur sont également imposées. Une rencontre entre le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, et les représentants du personnel enseignant et non-enseignant, cette semaine, a été nécessaire pour clarifier les différentes interprétations de la loi. Des guidelines seront élaborées afin de préciser les modalités concernant le personnel.

« Est-ce qu’un enseignant qui à l’heure de sa pause, dans le staff room, consulte les dernières nouvelles sur les inondations meurtrières au Népal est en infraction des règlements sur l’usage du téléphone portable à l’école ? Je ne pense pas », observe un enseignant du secondaire d’État. Une semaine après la rentrée des classes et l’entrée en vigueur de l’Education (Control and Use of Personal Mobile Devices on School Premises) Regulations 2026, les enseignants souhaiteraient davantage de clarté quant aux règlements mis en œuvre et annexés à l’Education Act. Le personnel scolaire est lui aussi soumis à des restrictions. La loi indique  : « No member of staff of a school shall use any mobile device, at school, in front of a student. »

Il lui est certes interdit d’utiliser un appareil mobile devant les élèves, sauf lorsqu’un tel usage est directement lié à l’enseignement. Mais, selon certains enseignants, l’application de la réglementation se serait avérée inégale. Tous les établissements ne l’appliqueraient pas de la même manière. De plus, outre les élèves et les enseignants, le personnel non-enseignant est lui aussi concerné par l’Education (Control and Use of Personal Mobile Devices on School Premises) Regulations 2026.

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« Un recteur peut utiliser son téléphone portable pour communiquer une information à un autre membre du personnel non-enseignant qui ne se trouve pas au même endroit que lui, dans des situations imprévisibles qu’il doit gérer dans l’instant. Il y a des situations où il faut être pragmatique et dans lesquelles le téléphone est un outil clé », relève un enseignant. Or, la réglementation prévoit qu’un membre du personnel qui ne respecterait pas cette disposition pourrait lui-même faire l’objet de sanctions disciplinaires.

Retrait du paragraphe 6 réclamé

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Déjà, avant la rentrée du troisième trimestre, des syndicats d’enseignants et d’employés de l’éducation avaient soulevé des interrogations quant à l’application des règlements au personnel. Cette semaine, le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a rencontré leurs représentants. À l’issue d’un exercice de communication entre les deux parties, il a été convenu que le ministère publiera des guidelines sur l’usage des portable devices par le personnel dans les établissements scolaires. Ces guidelines, explique Arvind Bhojun, président de la Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE), seront soumises aux syndicats pour consultation avant leur validation par le State Law Office.

« Nous avons demandé le retrait du paragraphe 6 de la réglementation, celui qui s’adresse au personnel », explique Arvind Bhojun. Il poursuit : « Les recteurs qui perçoivent une allocation pour leur téléphone demandent à ce qu’ils ne soient pas concernés par le règlement. C’est une loi qui implique tous les membres du personnel d’une école, mais qui relève d’une pratique de deux poids deux mesures. Cette rencontre avec le ministre était importante. Elle nous a permis de lui faire part du fait que, si nous avions été consultés avant la préparation des règlements, nous n’étions, en revanche, pas au courant que le personnel en serait aussi concerné ! D’autre part, le fait que le ministère avait communiqué avec les responsables des établissements scolaires avant la rentrée a fait que chacun a interprété les règlements à sa façon. Ce qui a donné lieu à des divergences d’interprétation dans les écoles. » 

Arvind Bhojun insiste sur la dimension pédagogique que peuvent revêtir un ordinateur ou un téléphone portable dans le cadre de l’enseignement. « On ne peut pas suivre des formations en intelligence artificielle pour les mettre en application sur le whiteboard ! » lance le syndicaliste

Prof., WhatsApp et Netflix

« Ce n’est pas par hasard que le personnel, plus particulièrement les enseignants, a été inclus dans la loi », confie l’enseignant du collège d’État. Selon lui, l’usage abusif du téléphone portable en classe ne concernait pas uniquement les élèves, mais aussi certains enseignants « qui consultent leurs messages WhatsApp, qui gèrent leur business parallèle ou qui regardent Netflix! » Il ajoute : « Pour ceux qui doivent utiliser leur appareil uniquement pour des raisons pédagogiques, la loi ne les incommode pas. »

Quant aux élèves de son collège, il note que les « plus grands ont automatiquement adhéré à la réglementation, comparés à ceux du lower secondary. » L’addiction au téléphone chez les plus jeunes en serait la cause, selon lui. L’enseignant est d’avis que cette première semaine a constitué une période de rodage pour l’application de la nouvelle loi. Néanmoins, il a remarqué que l’interdiction de l’usage du téléphone en dehors des classes, à l’heure des pauses et de la récréation, a été un catalyseur pour relancer la communication et l’interaction entre les élèves. « Je les voyais se parler, échanger entre eux de manière sincère. Certains ont recommencé à jouer à des jeux de société », explique-t-il avec enthousiasme.

Portable à la récré

Ailleurs, dans un collège privé, la réaction des apprenants à l’égard de la réglementation diffère. « Certains ont sorti leur portable à l’heure de la récréation », confie un enseignant. Le contrôle pendant cette période n’est pas toujours aisé, dit-il, tout comme durant le flottement entre chaque cours, lorsque l’élève peut rapidement consulter son téléphone. « Qui va assumer la responsabilité des téléphones lorsqu’ils seront saisis ? L’école ? Certains élèves possèdent des téléphones qui coûtent plus cher que le salaire d’un enseignant ! », avance l’enseignant.

Entre-temps, en ce troisième trimestre, crucial pour tous les collégiens qui se préparent aux prochains examens de Cambridge, ils sont nombreux, en révision chez eux, à communiquer par téléphone portable avec leurs enseignants qui sont à l’école. Cette pratique fait partie de l’accompagnement qui leur est proposé pendant cette période de révisions. Les guidelines devraient également prendre cet aspect en considération.

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