À l’occasion de la Journée internationale de la charité, célébrée ce samedi 5 septembre, Caritas Île Maurice appelle les Mauriciens à faire vivre la solidarité, malgré la hausse du coût de la vie. L’organisation rappelle que chacun peut apporter son aide, selon ses moyens, qu’il s’agisse d’un don, d’un colis alimentaire, du parrainage d’un enfant ou simplement d’un peu de temps et d’écoute.
Pour Caritas, « la charité veut dire avoir de la bienveillance, de l’amour pour son prochain ». Dans un contexte où « la vie est devenue chère pour tous les Mauriciens », l’organisation estime qu’il est essentiel de préserver cette attention portée aux autres et de continuer à venir en aide à ceux qui rencontrent des difficultés.
Cette solidarité peut prendre différentes formes. Un engagement de Rs 500 par mois, soit l’équivalent de deux repas, le dépôt d’un colis alimentaire ou encore le parrainage d’un enfant pour ses études ou des cours de musique permettent d’apporter une aide concrète. Les personnes disposant de revenus taxables peuvent également bénéficier d’une déduction allant jusqu’à Rs 10 000 par an pour une donation bancaire.
Caritas rappelle que les besoins sont nombreux et que le soutien de la population permet de maintenir ses différents programmes d’accompagnement. Présente dans 52 localités à travers l’île grâce au soutien des paroisses du diocèse de Port-Louis, l’organisation propose, à travers son Service d’Aide et de Développement, un accompagnement psychosocial « intégral et intégré », allant de l’accueil et de l’écoute à l’orientation, mais aussi à l’accompagnement scolaire, l’alphabétisation fonctionnelle, la formation à un métier et l’aide au logement.
L’aide aux enfants et aux jeunes occupe notamment une place importante dans ces actions. Au cours de l’année écoulée, plus de 880 enfants ont été accueillis dans 19 structures de Centres d’Éveil. Plus de 500 autres ont bénéficié de repas pour aller à l’école, d’activités extrascolaires et d’un suivi pédagogique.
Caritas lance également un appel à ses partenaires pour contribuer à l’achat de matériel et de fournitures scolaires, afin de permettre aux jeunes accompagnés de disposer des moyens nécessaires à leur parcours scolaire.
Au-delà des contributions financières, l’organisation insiste toutefois sur une conception plus large de la charité. « Il y a toujours quelqu’un autour de nous qui a besoin d’une écoute, d’une aide, d’un coup de main », rappelle Félicité de Caritas.
Face aux difficultés économiques et sociales, Caritas appelle ainsi chacun à préserver ce qui constitue, selon elle, une force essentielle de la société mauricienne : la capacité à se montrer solidaire et à ne pas rester indifférent aux besoins de ceux qui nous entourent. L’essentiel, souligne Félicité, est « de ne pas laisser mourir notre solidarité et notre sens de l’accueil ».

