La General Workers’ Federation (GWF) dit prendre note de l’annonce du ministère de l’Intégration sociale, de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale concernant l’enregistrement des personnes atteignant l’âge de 61 ans en 2026, et leur passage automatique de la Basic Retirement Pension (BRP) à la State Age Pension (SAP) à partir de janvier 2027.
Pour la GWF, une chose doit être claire : « La pension universelle n’est pas négociable. » La fédération estime que le gouvernement ne peut, d’un côté, rassurer la population en affirmant que les nouveaux bénéficiaires conserveront le même montant de pension et, de l’autre, mettre progressivement fin au principe même d’une pension universelle accessible à tous.
« La GWF refuse cette logique. La pension universelle, comme nous l’avons toujours souligné, constitue l’un des acquis sociaux fondamentaux de notre pays. Elle représente la reconnaissance de la contribution de chaque citoyen au développement économique et social de Maurice, indépendamment de son niveau de salaire ou de sa situation professionnelle », déclare Clency Bibi, président de la GWF.
La fédération souligne qu’elle ne peut accepter qu’après des décennies de travail et de contribution à la société, les personnes âgées soient désormais soumises à des critères susceptibles de transformer un droit universel en une prestation conditionnelle. « La pension n’est pas une assistance sociale. La pension est un droit », insiste Clency Bibi.
La GWF appelle ainsi le gouvernement à maintenir pleinement le caractère universel de la pension et demande aux travailleurs, aux futurs pensionnés ainsi qu’à l’ensemble de la population de rester vigilants. « Ce qui est présenté aujourd’hui comme une simple transition de la BRP vers la SAP pourrait demain remettre en cause le principe même de l’universalité », prévient le président de la GWF.

