– Le FMP élargit ses rangs politiques avec l’adhésion de Rama Valayden et Neelkant Dulloo.
Le leader du Front Militant Progressiste (FMP), Paul Bérenger, réclame le retour du Parlement face à ce qu’il considère comme une accumulation de dossiers urgents. Lors de la conférence de presse du parti, ce samedi, Le leader du FMP s’est notamment attardé sur la confusion entourant le système de pension et sur la situation de la drogue, faisant référence à la mort d’un bébé de sept mois. Il a également cité le dossier des Chagos, la réforme électorale et l’affaire Kistnen, entre autres sujets, qui, selon lui, nécessitent des explications . Il estime que ces questions doivent faire l’objet de PNQ et de PQs au Parlement.
Paul Bérenger s’est ainsi élevé contre la longue interruption des travaux parlementaires. « Ena boukou urgence ki demande ki parlaman sieze », a-t-il fait ressortir. Il juge nécessaire que le gouvernement puisse être interpellé sur ces différents dossiers, dans une situation qu’il qualifie de « révoltante et dangereuse ».
Pour le leader du FMP, le climat dans le pays mérite une attention particulière. « Mo pa kone si Premye minis santi-li, me mekontanteman dans le public, nervozite dans le public pou ale augmentz », prévient-il. Il insiste que la situation est, à ses yeux, non seulement « révoltante », mais également « dangereuse ».
Paul Bérenger est également revenu sur l’affaire impliquant le ministre de la Santé, Anil Bachoo, et les déclarations faites sur le rôle d’un médecin du privé lors d’une intervention chirurgicale à l’hôpital public. « Mo onte pou Parti travailliste, enn Premier ministre contredire so ministre », a-t-il lancé.
Selon lui, le ministre avait expliqué que son médecin du privé y était uniquement en tant qu’observateur. Paul Bérenger soutient que cette version a par la suite été contredite par le Premier ministre.
Il dit aussi comprendre le refus du chef du gouvernement de mettre sur pied un Board of Inquiry. Selon lui, le Premier ministre tente de « noyer le poisson dans l’eau ». Paul Bérenger estime qu’Anil Bachoo aurait dû tirer les conséquences de cette situation. « Li ti bizin demissione si Bachoo ti ena enn vre respe de limem », dit-il.
Plus de Rs 1 million pour le CEO de l’EDB
Le salaire du nouveau Chief Executive Officer de l’Economic Development Board (EDB) a également été commenté. Paul Bérenger affirme que celui-ci devrait toucher plus de Rs 1 million par mois alors qu’il n’aurait pas encore pris ses fonctions.
Il dénonce une contradiction avec le discours tenu à la population sur la situation des finances publiques. « Dire à la population la caisse vide, bizin ser sintir, apre fer bann zafer koumsa », s’insurge-t-il.
Pour Paul Bérenger, il ne s’agit que d’un exemple parmi d’autres. Il dénonce ce qu’il considère comme du gaspillage de fonds publics, des abus et des atteintes à la méritocratie. « Tou sa-la pou fini mal dans le pays », prévient-il.

