Road Traffic Bill et National Crime Agency : Baboolall conteste la méthode du gouvernement et réclame des garde-fous

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Lors de la conférence de presse du Front Militant Progressiste (FMP), ce samedi, le leader de l’opposition, Chetan Baboolall, est revenu sur plusieurs dossiers parlementaires, notamment sa première PNQ de mardi concernant le ministre de la Santé, le Road Traffic (Amendment) Bill et le projet de National Crime Agency. Sur le premier dossier, il a surtout retenu la déclaration du Premier ministre selon laquelle les mêmes règles doivent s’appliquer à tous.

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« Enn avanse istorik kot tou Morisien pou gayn drwa kouma Premier ministre inn dir, “we should abide by the same rule” donc, pena okenn protocole », a lancé Chetan Baboolall. Il affirme que l’opposition veillera désormais à ce que cet engagement soit respecté. « Nou pou veye ki seki Premye minis inn dir, li respekte li. »

 Chetan Baboolall s’est montré particulièrement critique envers le Road Traffic (Amendment) Bill, adopté en une seule journée au Parlement. Il déplore que les professionnels concernés n’aient pas disposé de suffisamment de temps pour étudier le texte avant son adoption.

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« Bann professionnels mem pa finn gagn letan pou étudier la loi inn debat dan parlement, et la loi fini passe mem zour », déplore-t-il. Il soutient que l’opposition n’a ainsi pas eu suffisamment de marge pour faire ses propositions et contester certaines dispositions.

Dans son viseur, la clause 11G, Chetan Baboolall conteste le fait que des manifestations et rassemblements puissent, selon lui, être assimilés à des infractions liées au « road rage ».

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Le leader de l’opposition fait également le parallèle avec les amendements apportés au Public Gatherings Act à travers l’Appropriation Bill, avec une amende pouvant atteindre Rs 100 000 et une peine de 12 mois de prison.

Il craint désormais que certaines dispositions ne reviennent « par la porte de derrière » à travers les nouvelles infractions relatives au road rage. « Inconcevable, seki inn passé », dit-il.

National Crime Agency : appel à une large consultation

Sur le projet de National Crime Agency, Chetan Baboolall demande au gouvernement de ne pas précipiter l’adoption d’une nouvelle législation. Il réclame qu’un éventuel texte soit d’abord soumis aux professionnels, aux légistes et aux citoyens afin qu’ils puissent prendre connaissance de son contenu et apporter leur contribution.

Pour lui, la création d’une telle agence intervient dans un contexte où le pays doit faire face à plusieurs défis, notamment la drogue, la corruption et le blanchiment d’argent. Une institution appelée à intervenir sur ces dossiers doit, selon lui, reposer sur un cadre solide et transparent.

Chetan Baboolall soulève surtout la question du mode de nomination de la personne qui sera appelée à diriger cette institution. Il s’interroge sur la nécessité de disposer d’une autorité indépendante chargée de cette nomination.

Il évoque notamment la possibilité d’une « National Nomination Authority » ou encore le rôle que pourrait jouer la Judicial and Legal Service Commission. Pour le leader de l’opposition, la création de la National Crime Agency doit aussi être l’occasion de déterminer clairement qui aura la responsabilité de nommer la personne à sa tête et selon quelles modalités.

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