Poisson Capitaine – Importation : Le ministère défend la procédure d’attribution des quotas

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Le ministère de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche affirme que les procédures établies pour l’importation de poisson Capitaine en 2026 ont été respectées, y compris dans le cas d’Eco-Tropic Co Ltd, société dont le directeur, Jean Carl Elysée, était récemment Senior Advisor au Prime Minister’s Office (PMO).

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Selon des sources au ministère, le système d’attribution des quotas a été modifié cette année afin de tenir compte des difficultés rencontrées par les importateurs, notamment les retards dans le transport maritime, les contraintes logistiques et les problèmes d’approvisionnement dans les pays exportateurs. Alors que les 800 tonnes autorisées étaient auparavant réparties entre deux périodes de l’année, il a été décidé, en avril dernier, de permettre leur importation tout au long de l’année.

Dans ce cadre, 99 opérateurs ont été invités, le 16 avril, à manifester leur intérêt pour l’importation de poisson Capitaine. Trente-neuf demandes ont été reçues, dont 35 ont été examinées par un comité présidé par la Deputy Permanent Secretary et l’Assistant Director of Fisheries, avec la participation d’autres cadres du ministère. Le comité a été confronté à une demande largement supérieure au quota initialement disponible : les dossiers examinés portaient en effet sur un total de 4 739 tonnes, contre un quota de 800 tonnes.
Pour procéder à une répartition, plusieurs critères ont été appliqués. Les nouveaux importateurs pouvaient obtenir 15 tonnes, soit l’équivalent d’un conteneur de 20 pieds.

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Les opérateurs ayant fait l’objet d’une contravention se voyaient, eux, attribuer 15% de la quantité sollicitée, tandis que les autres importateurs enregistrés pouvaient bénéficier de 25% de leur demande.

Dans le cas d’Eco-Tropic Co Ltd, l’entreprise figurait, selon le ministère, parmi les sociétés auxquelles le comité avait recommandé une allocation correspondant à 25% de la quantité demandée. Le ministère soutient ainsi qu’aucun traitement particulier n’a été accordé à cette société et que son quota découle des mêmes critères que ceux appliqués aux autres opérateurs.

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Après l’évaluation, une recommandation portant sur un volume supérieur au quota initial a été formulée, avant l’approbation finale de l’importation de 822,25 tonnes réparties entre 35 entreprises, le 17 juillet 2026. Les lettres d’allocation ont été envoyées le 30 juillet. Les opérateurs étaient ensuite appelés à solliciter leur Import Permit, avec l’obligation de faire parvenir les cargaisons à Maurice au plus tard le 31 décembre. Le ministre de tutelle, Arvin Boolell, insiste sur le fait que le dispositif mis en place vise à assurer une procédure « transparente, équitable et conforme aux critères établis », tout en garantissant l’approvisionnement du marché local.

Autre affaire, le cas de Jean Carl Elysée, qui est également évoqué dans le cadre de l’attribution des terres agricoles de l’État. Selon les sources citées, 311 demandes auraient été traitées et allouées depuis janvier 2025, représentant 661,91 arpents. La demande de Carl Elysée, soumise le 11 juin de cette même année, aurait été suivie d’une visite sur le site en novembre, soit avant la signature d’un bail pour un terrain d’environ trois arpents à Pointe-aux-Piments.

Le ministère indique toutefois que tout bénéficiaire dispose d’un délai d’un an pour mettre en valeur la parcelle. Or, une inspection effectuée le 24 août dernier a permis de constater, selon les mêmes sources, qu’aucune culture n’avait encore été entreprise sur le terrain concerné.

Le ministère indique que la parcelle pourrait être reprise si la situation n’évolue pas d’ici au 28 novembre prochain. Cette attribution et les conditions attachées au bail ont également été confirmées publiquement par Arvin Boolell, qui a rejeté l’idée de favoritisme.

 

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