Le Forensic Science Laboratory (FSL) a confirmé la présence de cannabis et de drogue synthétique dans des gummies, tandis que des cookies saisis lors d’une autre opération contenaient également des substances illicites. Face à ces découvertes, l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) tire la sonnette d’alarme et demande au public de faire preuve d’une vigilance accrue.
« La police met particulièrement en garde les jeunes et les parents sur l’apparence anodine d’un produit », prévient la chef inspectrice (CI) Sumsurooah de l’ADSU. Des confiseries, des aliments ou encore des cigarettes électroniques peuvent désormais servir à dissimuler des substances interdites, avec le risque que des personnes en consomment sans en connaître réellement le contenu.
L’une des affaires concerne une saisie effectuée en 2025 au Sir Seewoosagur Ramgoolam Inernational Airport. Une passagère arrivant de France avait été interpellée après la découverte de plusieurs articles jugés suspects, parmi lesquels des gummies et des cigarettes électroniques. « Les produits avaient été envoyés au FSL à des fins d’analyse. Les résultats, obtenus récemment, ont confirmé la présence de cannabis et de drogue synthétique dans certains des échantillons », explique la chef inspectrice.
Cette année, une autre opération – menée par l’ADSU – à Curepipe avait conduit à la saisie de cookies. Les analyses du FSL ont également révélé la présence de substances illicites. Idem concernant des gummies saisi à Blue-Bay il y a deux mois. Pour l’ADSU, même si ces affaires restent peu fréquentes, elles démontrent que les drogues peuvent prendre des formes de plus en plus difficiles à identifier au premier regard.
Et pas plus tard que le 16 septembre, un collégien (19 ans) s’était senti mal après avoir consommé un gummy distribué par un inconnu, tout près d’un collège à La-Tour-Koenig. Le jeune homme avait dû être placé en observation à l’hôpital Jeetoo. Son père avait rapporté cet incident au poste de police de La-Tour-Koenig le lendemain.
La police incite donc à ne jamais consommer un aliment, une confiserie ou un produit dont l’origine et le contenu ne sont pas clairement établis. « Une apparence familière peut cacher une substance dangereuse et potentiellement entraîner de graves conséquences », indique l’ADSU.
Parents et jeunes sont ainsi invités à redoubler de prudence, notamment face aux produits reçus de tiers, importés ou proposés sans emballage et de provenance non-vérifiable. « La police intensifie sa campagne de sensibilisation sur ce sujet dans les écoles et collèges », avance la WCI Sumsurooah.
La police lance un appel au public pour dénoncer tout individu suspect qui distribue ces produits. Les numéros à contacter sont 148, 203 1505, 203 1242.

