Assemblée générale : Ramful réaffirme les positions de Maurice sur les Chagos

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Le ministre des Affaires étrangères, Dhananjay Ramful, a consacré une partie importante de son intervention à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, vendredi à New York, aux dossiers qui revêtent une importance particulière pour Maurice. Il a placé son intervention sous le signe de la défense du multilatéralisme et du rôle du droit international. La question des Chagos y a également occupé une place centrale. Il a clairement réaffirmé que, pour Maurice, la souveraineté sur l’archipel constitue une question « non-négociable ». Il a également évoqué la revendication de Maurice sur Tromelin.

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Le ministre a évoqué l’accord sur l’archipel des Chagos signé entre Maurice et le Royaume-Uni en mai 2025, qu’il présente comme la preuve que la confiance dans le multilatéralisme et dans les organes judiciaires des Nations unies peut permettre de parvenir au règlement pacifique de différends et à l’achèvement du processus de décolonisation de Maurice.
Il a également mis en avant la restauration des droits des Mauriciens d’origine chagossienne. Pour lui, le respect de l’État de droit, des résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies, du jugement du Tribunal international du droit de la mer et de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur l’archipel des Chagos constitue un élément essentiel du règlement de cette question.

Le ministre Ramful a appelé les États qui ont contribué à la construction de l’ordre juridique international de l’après-guerre à réaffirmer leur engagement en faveur du respect du droit international.

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Le conflit au Moyen-Orient a également été abordé par le ministre. Maurice maintient sa position en faveur du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à un État indépendant et souverain, avec Jérusalem-Est comme capitale. Il a fait état de la préoccupation de Maurice concernant l’établissement de colonies, qu’il considère comme pouvant constituer un obstacle majeur à la paix. Il a également attiré l’attention sur les tensions et les menaces pesant sur la liberté de navigation qui ont des conséquences particulièrement sensibles en raison de la dépendance de Maurice aux routes maritimes pour ses approvisionnements.

Un autre sujet mis en avant est l’intelligence artificielle. Maurice soutient la résolution de l’Assemblée générale établissant un dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle et accueille favorablement les travaux du Groupe scientifique international indépendant sur l’IA.

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Le changement climatique a constitué un autre volet important du discours. Il a demandé la mise à exécution de l’avis consultatif unanime de la Cour internationale de Justice sur les obligations des États en matière de changement climatique. Maurice souhaite que soit formellement codifié le principe selon lequel l’élévation du niveau de la mer ne doit pas affecter le statut d’État et la souveraineté des pays. Pour le gouvernement mauricien, cette question s’inscrit directement dans la défense des intérêts des États insulaires face aux effets du changement climatique.

Le ministre s’est appesanti sur la nécessité d’un financement climatique accru, accessible et prévisible, accompagné d’un renforcement des capacités et de mesures de gestion des risques de catastrophe. Il a par ailleurs souligné l’importance de l’eau dans la crise climatique et salué la tenue prochaine de la Conférence des Nations unies sur l’eau.

 

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