Parlement — Introduction du KM : Peerun plaide pour le maintien de l’anglais et du français

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Le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Haniff Peerun, soutient que le débat sur l’introduction du Kreol Morisien (KM) au Parlement prend une nouvelle dimension avec l’institution d’un Select Committee, chargé d’examiner cette question. Il relève que cette initiative a également suscité des revendications en faveur de l’introduction formelle du bhojpuri au sein de l’hémicycle.

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Pour Haniff Peerun, ce débat témoigne de la volonté de différents groupes de promouvoir et de préserver leurs cultures ainsi que leurs langues ancestrales. Il estime toutefois que la question demeure complexe et nécessite d’être abordée avec prudence.

Le président du MLC fait notamment une distinction entre la place du KM et celle du bhojpuri dans la société. « Si le créole est parlé et compris par une très grande majorité de Mauriciens, toutes catégories sociales confondues, la situation n’est pas exactement la même pour le bhojpuri », concède-t-il.

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Dans ce contexte, il s’interroge sur l’attitude que devrait adopter la classe politique face à cette situation. Il fait allusion au débat sur les langues orientales aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) sous le Prime Ministership de sir Anerood Jugnauth.
Pour Haniff Peerun, la langue doit avant tout constituer un facteur de rassemblement. Il se prononce ainsi pour une solution qui consisterait à ne faire ni du créole ni du bhojpuri une langue officielle pour les besoins des débats parlementaires. Il considère que l’anglais et le français devraient continuer à constituer les principales langues de travail, afin de préserver le décorum et le caractère institutionnel du Parlement. Il estime que les parlementaires pourraient continuer à utiliser ponctuellement des expressions ou des phrases en créole, comme cela se fait déjà dans la vie publique.

Il aborde également la question de la place du KM dans le système éducatif. Il relève que, depuis son introduction dans l’enseignement primaire, certains observateurs ont constaté une baisse du niveau de français chez certains élèves, évoquant notamment des confusions entre certains termes créoles et français. Il préconise que cette question doit faire l’objet d’une réflexion approfondie, basée sur des données objectives, avant que des conclusions définitives ne soient tirées.

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Haniff Peerun revient sur le fait que les lois sont principalement rédigées en anglais. Il souligne que les textes législatifs constituent des références importantes devant les tribunaux et que la version originale anglaise conserve une importance particulière dans l’interprétation de la loi.

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