U.S.-Africa Business Summit : Le compte à rebours lancé officiellement hier

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Florie Liser, Aadil Ameer Meea et Ritesh Ramful affirment vouloir transformer le sommet en contrats et investissements

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Florie Liser, Aadil Ameer Meea et Ritesh Ramful

À deux mois du 18e US-Africa Business Summit qui sera organisé du 6 au 9 décembre, le compte à rebours a été lancé officiellement, hier, lors d’une réception organisée au Mon Choisy Golf Club House par l’ambassade des États-Unis et le Corporate Council on Africa (CCA). Florie Liser du Corporate Council on Africa, les ministres Aadil Ameer Meea et Ritesh Ramful ainsi que le Chargé d’Affaires, Craig Halbmaier ont affirmé successivement que le succès du sommet se mesurera aux investissements, aux contrats et aux partenariats qui en découleront.

Ainsi, Maurice deviendra le point de convergence des milieux d’affaires américains et africains à l’occasion de ce 18e US-Africa Business Summit. Le ministre de l’Industrie, Aadil Ameer Meea, estime que l’enjeu Business Summit dépasse largement l’organisation d’un grand rendez-vous international. Il s’agit de convertir cette concentration exceptionnelle de décideurs et de capitaux en retombées économiques concrètes pour Maurice.

« A well-organised summit is a minimum. What matters is what Mauritius takes out of it », a-t-il affirmé. Une formule qui résume l’ambition affichée par les autorités: faire du sommet un levier d’accélérateur d’affaires.

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Plus de 3 000 participants sont attendus, parmi lesquels des chefs d’État et de gouvernement, des ministres, des dirigeants de grandes entreprises américaines et africaines, des investisseurs et des représentants d’institutions de financement du développement.

Le ministre de l’Industrie a adressé un message sans détour au secteur privé mauricien. Les entreprises ne devront pas se contenter d’être présentes au sommet avec des brochures et des cartes de visite. « Do not come to this summit only with brochures and business cards. Come with projects », souligne-t-il.

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Les besoins devront être clairement définis: montant d’un investissement recherché, technologie souhaitée ou profil du partenaire recherché. Les PME devront également être pleinement associées à la démarche. « Our SMEs and companies must be part of this conversation, not spectators to it », dit le ministre. L’objectif est de faire en sorte que les rencontres de décembre puissent déboucher sur des investissements, des exportations et des emplois sur plusieurs années.

Cette approche s’inscrit dans une volonté plus large de repositionner les relations économiques entre Maurice et les États-Unis. Aadil Ameer Meea a ainsi souligné que Maurice accueille favorablement la prolongation de l’AGOA jusqu’au 31 décembre 2028. « Our ambition is to move from preference to partnership », a-t-il déclaré, expliquant que Maurice souhaite une relation fondée sur la réciprocité, dans laquelle « both sides invest, both sides trade and both sides gain. »

Aadil Ameer Meea a mis en avant la stabilité démocratique et économique du pays, son État de droit, son secteur financier international, ses mécanismes de protection des investissements, ses conventions fiscales et son cadre d’arbitrage.

« Mauritius wants to be at the heart of that partnership », a-t-il affirmé, ajoutant que l’ambition est de faire du pays « the prime business partner of the United States in our region » et une plateforme de confiance pour les entreprises américaines souhaitant investir sur le continent.

L’expérience du sommet de Luanda donne une indication du potentiel économique de l’événement. Quelque 2 700 délégués, dont 12 chefs d’État et 41 ministres, y avaient participé en 2025. Plus de USD 4 milliards de nouveaux accords et engagements avaient été conclus dans les secteurs de la transmission électrique, de l’hydroélectricité, des infrastructures numériques, de la cybersécurité, du tourisme et de l’énergie.

À Maurice, le défi est désormais de faire mieux que d’accueillir. Il faudra convertir les rencontres en opportunités d’affaires. Pour Aadil Ameer Meea, le message adressé au secteur privé est limpide: « To our private sector, this is your summit. »

La présidente-directrice générale du Corporate Council on Africa, Florie Liser, a mis l’accent sur le potentiel considérable encore inexploité des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique.

Elle a indiqué que le sommet de Luanda, en 2025, avait permis l’annonce de plus de USD 4 milliards d’accords commerciaux. Pour l’édition mauricienne, le CCA entend capitaliser sur cette dynamique. « We’ve got 300 000 business-ready American businesses who aren’t doing business in Africa. That’s my job », trouve Florie Liser.

Le défi sera donc de faire connaître à ces entreprises les opportunités offertes par le continent et de les mettre en relation avec les marchés africains. Dans cette stratégie, Maurice entend jouer un rôle central.

La dirigeante du CCA a mis en avant les atouts du pays dans les services financiers, l’innovation numérique, le tourisme, la logistique, la durabilité, l’immobilier et l’économie bleue. Elle a également appelé les acteurs économiques mauriciens à profiter du sommet pour présenter leurs projets et rechercher des partenaires. « Let’s think beyond just business deals and transactions, but towards long-term transformation », fait-elle valoir.

Le ministre des Affaires étrangères Ritesh Ramful, a replacé le sommet dans le contexte de l’évolution des relations entre les États-Unis et l’Afrique. Il note que celles-ci évoluent au-delà de la coopération traditionnelle au développement pour s’étendre au commerce, aux investissements, à la technologie et à l’intelligence artificielle. Il s’est notamment appuyé sur la signature récente d’un nouvel accord de coopération avec les États-Unis portant sur l’intelligence artificielle, les infrastructures et la sécurité maritime.

L’Afrique représente, selon lui, un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs grâce à l’African Continental Free Trade Area, avec un PIB combiné dépassant USD 3 400 milliards. « Our common objective should be to translate this potential into concrete partnership and investment », confie-t-il.

Ritesh Ramful est revenu sur la nécessité de mesurer le succès du sommet à ses résultats économiques. « It must also be measured by the business relationships, the investment opportunities, and commercial partnerships that would emerge from it », a-t-il souligné. Il a donc invité les entreprises, investisseurs, institutions financières et organisations économiques de Maurice, d’Afrique et des États-Unis à participer activement au sommet, à présenter leurs produits et services, à identifier de nouveaux marchés et à nouer des partenariats.

Pour le ministre Ramful, le sommet doit également consolider le positionnement de Maurice comme plateforme d’investissement vers l’Afrique.

Des dirigeants des institutions et des entreprises du secteur privé étaient présents en force lors de la réception et ont manifesté leur volonté de participer à ce sommet qui sera organisé au centre SVICC.

Ils attendent toutefois avec impatience la liste des entreprises américaines et africaines qui seront présentes à Maurice à cette occasion afin de mettre la dernière main à leurs projets que ce soit à Maurice et en Afrique.

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