Entre le Petit Prince incarnant la persévérance face à l’adversité et la gestuelle énergique de la K-pop, avec le phénomène planétaire BTS
Il s’agit là d’un voyage intense proposé par Cathay Tours en partenariat avec Air Mauritius et Royal Carribean. Incursion au sein d’un véritable symbole de l’équilibre entre le Yin et le Yang, Busan, la deuxième plus grande ville de la Corée du Sud, qui abrite une histoire culturelle étendue. Au cœur de cette effervescence, le village culturel de Gamcheon, où l’histoire s’écrit en couleurs sur la colline. On y côtoie le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry devenu l’icône de la résilience locale. Un engouement littéraire qui a transformé l’urbanisme d’un quartier où le village de Gamcheon s’offre une seconde vie spectaculaire.
Il y a de ces voyages qui renferment des émotions fortes. Entre la poésie de l’aviateur français, Antoine de Saint-Exupéry et l’énergie planétaire de la K-pop incarnée par les BTS, Cathay Tours, dirigé par Jimmy Tan Yan, a voulu à travers ce voyage en Asie éveiller les sens. Le voyage à bord de la croisière, Royal Carribean, Spectrum of the Seas, a permis la découverte de Busan, avec ses monuments spirituels uniques, dont le temple Haedong Yonggungsa perché sur les rochers face à la mer, sans oublier le village culturel de Gamcheon, avec sa culture artistique et historique et ses maisons colorées à flanc de colline. Le marché de Jagalchi, ses fruits de mer frais et sa cuisine populaire de rue, un véritable dépaysement…
Au rythme du palli-palli
À Busan, le village de Gamcheon, blotti à flanc de colline, panse ses blessures par l’art urbain. Là-bas, il est question de couleurs vives à profusion, sur les pavés, aux marches des escaliers en passant par les fresques murales, une sorte de renaissance colorée qui efface les stigmates de la guerre pour rendre hommage à la culture. Ce quartier – qui était en 1950 une sorte de refuge pour ceux qui fuyaient la guerre de Corée – respire à nouveau.
Au centre de sa réhabilitation, l’art, la création, l’identité locale. Des myriades de couleurs qui, d’une part, célèbrent ce dynamisme retrouvé, et de l’autre, le son des pas foulant les pavés qui résonnent comme un écho du passé remettant en mémoire ces pages d’histoires oubliées, gravées dans la pierre de la colline.
On marche au trot du palli-palli, entendez par là que chaque pas est chronométré, chaque horaire est défini. Jay Song, la guide du groupe, d’origine coréenne, a du mal à canaliser l’enthousiasme débordant d’une cohorte de voyageurs mauriciens, plus enclins aux sessions de shopping compulsif qu’à la marche. Pour la petite anecdote, il faut savoir qu’avant même d’atteindre les rives de Busan, Olive Young a été désigné par Jean Tan Yan, de Cathay Tours, comme étant : The place to shop.
Busan est le deuxième pôle majeur de la K-beauty. Olive Young, une référence en la matière, propose des expériences uniques et des sélections de produits tendance au point de provoquer un réel engouement auprès des jeunes et des moins jeunes qui ne jurent que par la philosophie d’un look : Forever Young. Hormis cet aparté, la troupe a poursuivi sa route, entre éclats de rire sur ce petit rappel d’ordre de Jay, d’accélérer en mode palli-palli.
Dans ce décor féérique de Gamcheon, l’urbanisme défie les lois de la gravité pour se mêler aux couleurs audacieuses de la street art. Le pari audacieux des artistes coréens est d’avoir réussi à transformer des ruelles escarpées en un musée à ciel ouvert.
Sur le port de Busan, un autre personnage intrigue et nous ramène à ce passage littéraire du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Figé dans une contemplation silencieuse du monde, le Petit Prince est assis sur un muret aux côtés de son ami, le renard. Une posture poétique qui cache un message profond selon Jay, car le Petit Prince incarne la persévérance face à l’adversité, une valeur universelle, souligne-t-elle, qui a une belle résonance dans le paysage urbain.
Coup de coeur
D’ailleurs, c’est précisément cette alliance entre patrimoine littéraire mondial et dynamisme local qui a permis à Gamcheon de réinventer les codes du tourisme culturel procurant à la fois au voyageur cette expérience immersive, nostalgique tourné vers la modernité. Pour Pierre, un Mauricien faisant partie du groupe, ce passage à Busan a été révélateur. « C’est fascinant le degré de développement de la Corée et je suis surpris de la place que prend le Petit Prince dans le cœur des habitants.
Une histoire française qui a fait le tour du monde et qui a su trouver sa place dans la société coréenne avec des murs tapissés des citations du Petit Prince. Les gens d’ici ne parlent pas français, mais la culture du livre et de la lecture est omniprésente. L’autre attrait repose sur les maisons colorées et ces petites ruelles qui ressemblent à des favelas, en contraste avec les gratte-ciels et tout le développement qu’a connu ce pays avec ses grandes marques de voitures, sa technologie », confie-t-il.
Gary Poonoosamy, un autre Mauricien, décrit la Corée du Sud comme un véritable coup de cœur, une découverte aussi intense que mémorable. « Même si une seule journée ne permet pas de tout voir, notre escale à Busan nous en a mis plein les yeux. C’est une métropole fascinante, résolument moderne et tournée vers l’avenir, mais qui a su préserver une âme artistique unique. Le clou de cette visite reste sans doute le village culturel de Gamcheon. Se perdre dans ces ruelles en terrasses, admirer les fresques colorées et tomber nez à nez sur les clins d’œil au Petit Prince — qui a d’ailleurs une place très spéciale là-bas avec sa célèbre statue dominant la baie — est une expérience visuelle magique.
Côté saveurs, le traditionnel barbecue coréen au déjeuner a largement tenu ses promesses : une immersion culinaire conviviale et tout simplement délicieuse. L’énergie des rues, l’effervescence urbaine, sans oublier le shopping avec des opportunités et des tarifs particulièrement attractifs, font de la Corée du Sud une destination vibrante où l’on a immédiatement envie de revenir pour prolonger l’aventure », dira-t-il.
Effervescence autour de la K-pop
On ressent aussi cette énergie de la K-pop qui a propulsé Busan sur le devant de la scène mondiale avec le phénomène planétaire BTS. Au cœur de la Hallyu, Busan est devenu un point d’ancrage de cette révolution musicale. Un magasin spécialisé dans ce registre a transformé ses stands en véritable répertoire pour les fans de la K-pop.
Le gérant précise que Busan n’est pas uniquement réputé pour son cachet touristique mais est aussi un lieu emblématique lié à l’histoire des fans envers leurs idoles charismatiques comme les BTS. Il suffit de voir ces jeunes Coréens se trémousser sur le beat de la K-pop avec une gestuelle qui repose sur des mouvements précis et une forte dynamique en rythme pour comprendre l’intensité de cette vague musicale.
À Busan, il est aussi question de cheminement des émotions à travers la voie spirituelle. Ce réconfort intérieur, le visiteur peut le puiser dans le temple Haedong Yonggungsa, bâti en 1376, par le grand maître bouddhiste, Naong. Un lieu qui rappelle à la fois son histoire et sa résilience. La particularité de ce temple est qu’il est perché sur les falaises rocheuses de la côte nord-est de Busan et selon les préceptes du feng shui, la partie qui donne face à l’Est et qui capte de la lumière favorise le recueillement.
On y trouve aussi des statues du zodiaque chinois, où les visiteurs en profitent pour se faire photographier. Lors des invasions japonaises, le temple avait subi des dégâts considérables, ravagé par les flammes, mais a été reconstruit en 1930 avant de reprendre son nom actuel en 1974. Le temple comprend 108 marches avec pour philosophie de vie que la descente en pierre favorise l’abandon de nos maux quotidiens.
Pour ceux qui empruntent le pont en pierre, il est dit qu’il peut espérer l’exaucement de son vœu. La pagode aux quatre lions symbolise pour sa part, la joie, la colère, la tristesse et le bonheur. Quant au pont Gwangan Diamond, Jay Song indique qu’il incarne le miracle économique et culturel de Busan. Une des spécialités culinaires de Busan est le hotpot, mais en général, la cuisine se veut généreuse, marquée par des saveurs au goût des produits de la mer, de fruits de mer crus ou grillés qui se savourent avec un minimum d’assaisonnement pour permettre à chaque convive d’apprécier son authenticité.
Busan n’est pas qu’une escale. On vit intensément la cité, qui raconte à chaque visiteur de passage son histoire et sa métamorphose. Entre gratte-ciels et pavés de mémoire, les deux visages de Busan fusionnent, tout en transmettant une leçon de vie et d’humilité.
En quittant ses berges, on peut encore entendre battre le cœur de Busan porté par le murmure des vagues et la résilience d’un peuple qui avance, ancré dans son histoire, certes, mais qui se laisse aussi porter par un besoin profond de liberté, de changement et d’évasion.

