Tribunal de Rose-Hill — Hier en fin de journée : Charges provisoires requalifiées contre le sergent Gautam Taukoor

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Lors de sa comparution vers 17 heures, l’officier à la gâchette facile accusé de Using Firearm to intimidate sous la section 37 (1) de la Firearms Act et Involuntary wounds and blows by imprudence sous la section 239 (1) du Criminal Code

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En fin de journée d’hier, de nouveaux développements majeurs sont intervenus dans l’enquête suite aux graves incidents survenus dans la nuit de vendredi à samedi à Camp-Levieux, avec Elodie Thomas, une mère de famille de 27 ans, atteinte d’une balle à la nuque. En effet, la charge provisoire contestée de Possession of Firearm with Intent to Endanger Life, initialement retenue contre lui, a été rayée lors de sa comparution devant le tribunal de Rose-Hill. Deux nouvelles accusations provisoires ont toutefois été logées, à savoir Using Firearm to Intimidate sous la section 37 (1) de la Firearms Act, et Involuntary Wounds and Blows by Imprudence sous la section 239 (1) du Criminal Code. Cette décision fait suite à des consultations, hier, entre les enquêteurs de la police et les représentants du Bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) sur la base de nouveaux éléments versés dans le dossier à charge de cette sinistre affaire.

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La police a également objecté à sa remise en liberté sous caution, les enquêteurs évoquant notamment les risques d’interférence avec les témoins (interfering with witnesses), d’altération ou de manipulation des éléments de preuve (tampering with evidence), ainsi que des préoccupations liées à la propre sécurité du suspect (own security).
Le sergent Gautam Singh Taukoor demeure donc en détention. Il devra comparaître à nouveau devant le tribunal de Rose-Hill le 19 octobre.

En fin de journée d’hier, l’Office of the Director of Public Prosecutions (ODPP), dans un communiqué émis officiellement, a indiqué qu’une charge provisoire de Attempt at Manslaughter avait bien été prise en considération, mais fait ressortir qu’avant de loger une quelconque charge provisoire, il doit être pris en compte si cette charge pourrait éventuellement être étayée devant une Cour de justice. Or, à ce stade, les preuves recueillies n’indiquent aucun élément susceptible de soutenir le délit de tentative de meurtre. Toujours selon le communiqué de l’ODPP, le policier pourrait faire face à une peine maximale d’une quinzaine d’années d’emprisonnement sous ces charges si jamais il était reconnu coupable.

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Néanmoins, l’ODPP explique que la situation pourrait changer, vu que l’enquête policière n’est qu’à ses débuts. En outre, des rapports balistiques sont toujours attendus et des témoins attendent encore d’être interrogés.

Ce ne fut que tard dans l’après-midi, vers 17 h, que le sergent Taukoor a comparu devant le magistrat Arun Rohamally. Un important dispositif policier avait été déployé, mais aucun incident n’a été déploré. Le DPP a également recommandé à la police que l’enquête doit se poursuivre concernant les autres policiers déployés sur les lieux au moment des faits, ainsi que les soldats de la Special Mobile Force (SMF) avec pour objectif d’envisager de charge provisoire pour le délit de « non-assistance à personne en danger ».

Ainsi, il est peu courant qu’une cour de justice prolonge ses heures d’ouverture jusqu’en fin d’après-midi pour permettre la comparution d’un suspect. Pourtant, c’est dans ces circonstances que le sergent Gautam Singh Taukoor, âgé de 57 ans, a été conduit au tribunal de Rose-Hill, peu avant 17 heures, par des éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de la Western Division.
Encadré par ses collègues, le policier a été introduit dans le bâtiment par une entrée située à l’arrière du tribunal. Des barrières de sécurité avaient été installées aux abords afin d’empêcher toute personne de s’approcher. Les membres de la presse ont également été maintenus à distance.
Malgré ce dispositif de sécurité inhabituel pour un officier de son rang, le sergent n’a pas échappé aux invectives de quelques personnes encore présentes dans l’enceinte du tribunal. « Eta vyoler », ont notamment avancé certains d’entre eux, faisant allusion à son arrestation en 2007 dans le cadre d’une affaire d’agression sexuelle présumée sur une touriste. Cette affaire avait toutefois été rayée par la suite.

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