Les actes de vandalisme et les pillages survenus depuis lundi soir dans plusieurs régions du pays seraient, d’après l’activiste Bruneau Laurette, le résultat d’une opération orchestrée visant à semer le chaos. Il évoque l’utilisation de mineurs par des réseaux de trafiquants de drogue, avec, en toile de fond, des intérêts politiques.
Bruneau Laurette affirme que les nombreuses arrestations, dont celles de mineurs, révèlent un mode opératoire qu’il associe aux réseaux de trafic de drogue. D’après lui, ces jeunes seraient utilisés comme guetteurs, notamment pour surveiller les mouvements de la police, en échange de sommes d’argent. « Sa modus operandi la li vinn konfirm bien se modus operandi ban trafikan ladrog », avance-t-il, estimant que certains mineurs seraient rémunérés entre Rs 2 000 et Rs 3 000 par jour, voire environ Rs 10 000 pour la livraison d’un colis.
L’activiste dénonce l’exploitation de ces jeunes par des réseaux criminels et des acteurs politiques qu’il accuse de vouloir déstabiliser le pays. « Téléguidé et télécommandé par bann baron ladrog, se enn travay, enn masinasion ki finn inplante par deryer », soutient-il. L’activiste décrit ces jeunes comme des victimes de jeux de pouvoir : « Ces petits jockeys ont été transformés en chair à canon », déplore-t-il, évoquant des « géants déchus » qui, selon lui, chercheraient à provoquer le désordre pour démontrer que leur absence conduit au chaos.
Bruneau Laurette avance également que les régions « où opèrent des cartels de drogue » ont servi de terrain aux violences. « Créer le chaos veut dire fer dimounn per, fer bann investiser per, fer bann operater bizines per », affirme-t-il, estimant que l’objectif serait de fragiliser l’économie et de déstabiliser le pays.
Face à cette situation, il appelle les autorités et la population à agir contre les réseaux qui exploiteraient les enfants et à éviter toute escalade. Il met aussi en garde les fauteurs de troubles contre le coût des dégradations, qui devra être supporté collectivement par la population. « Moris pa pou sorti gagnan si sitiasion kontinie ale », prévient-il, appelant les Mauriciens à ne pas tomber dans ce qu’il décrit comme un piège visant à semer la zizanie.

