


Après Kuala Lumpur, première étape du voyage organisé par Cathay Tours en partenariat avec Air Mauritius et Royal Caribbean, cap sur Shanghai. Avec près de 25 millions d’habitants et étant le premier port à conteneurs du monde, la métropole incarne mieux qu’aucune autre l’essor économique de la Chine et sa capacité à se réinventer. En un peu plus de trente ans, les champs et les entrepôts de Pudong ont cédé la place à un quartier d’affaires hérissé de tours, face aux banques et aux hôtels bâtis un siècle plus tôt sur le Bund.

Air Mauritius ne dessert plus Shanghai en vol direct. Depuis Maurice, il faut transiter par Kuala Lumpur. C’est donc de la capitale malaisienne qu’on prend l’avion pour Shanghai, au terme d’environ cinq heures de vol. À l’aéroport, le contrôle est rigoureux : relevé des empreintes digitales et reconnaissance faciale. Les Mauriciens n’ont en revanche pas besoin de visa. Un accord d’exemption réciproque, en vigueur depuis 2013, leur permet de séjourner jusqu’à 60 jours en Chine. Deux adresses s’offrent ensuite au voyageur.

Une ville sans vrombissement
Holiday Inn Shanghai Nanjing Road, à environ deux minutes à pied de la rue piétonne de Nanjing Road, ou celui de Holiday Inn de Songjiang, dans le centre-ville. Le soir venu, direction Haidilao, chaîne de fondue chinoise réputée pour ses saveurs du Sichuan et pour la qualité de son service. Au milieu des marmites fumantes, un serveur rompu à l’art d’étirer les nouilles à la main fait danser la pâte en longs rubans au-dessus des tables. Un spectacle pour le moins prenant.

À Shanghai, le choc est à la fois visuel et sensoriel. Les gratte-ciel s’élèvent à perte de vue et, à la tombée du soir, les tours de Pudong s’embrasent de lumières. Ce qui frappe le plus le visiteur mauricien, pourtant, c’est le silence. Point de vrombissement assourdissant comme sur nos routes : les scooters électriques glissent sans bruit et, dès 2023, plus de la moitié des voitures neuves vendues dans la ville étaient électriques ou hybrides rechargeables. On se laisse porter par l’énergie des rues, par ces scènes de vie qui se déploient en filigrane, comme sur la toile vivante d’un peintre. Il faut toutefois le reconnaître, le développement touristique a gommé une part de l’authenticité des lieux.

Ici, tout est affaire de contraste entre la ville ancienne et la nouvelle, dont les décors futuristes semblent tout droit sortis d’un épisode de Star Wars. À défaut d’une guerre des étoiles, le visiteur se lance dans une quête architecturale. Au-dessus de la forêt de tours de verre et d’acier trône la Shanghai Tower. 632 mètres, la plus haute tour de Chine, dont l’observatoire, au 118e étage, domine la ville à 546 mètres. Le soir, les néons multicolores prolongent le ravissement. Sur Nanjing Road, l’avenue la plus célèbre de Shanghai, qui file jusqu’à la place du Peuple, les grandes enseignes rivalisent d’écrans animés. Le paradis du shopping !

Plus à l’Ouest, sur Nanjing West Road, la Starbucks Reserve Roastery fait figure d’étape obligée. Inaugurée fin 2017, sur près de 2 800 mètres carrés, soit plus du double de la première brûlerie de l’enseigne, ouverte à Seattle en 2014, elle torréfie ses grains sous les yeux des clients, entre plusieurs bars de dégustation. Un véritable parc d’attractions pour les mordus de café.
Le Bund face à Pudong

Autre passage obligé: le Bund, la promenade historique la plus célèbre de Shanghai. Sur l’autre rive se dressent les tours de Pudong. Pour qui découvre la Chine pour la première fois, nulle part ailleurs le contraste entre le vieux et le nouveau Shanghai ne se lit aussi nettement. La ville s’est développée à marche forcée, et nombre de quartiers du centre ont été rasés pour laisser place à de grands immeubles. Véritable pont entre tradition et modernité, le quartier piéton de Xintiandi mêle l’âme du vieux Shanghai au dynamisme contemporain. On retrouve encore les “shikumen”, ces maisons à portail de pierre typiques de la ville, reconverties en cafés, boutiques et restaurants dans le cadre d’une réhabilitation achevée en 2001. Le secteur abrite aussi un haut lieu de mémoire. C’est dans ce lieu où s’est tenu, en juillet 1921, le premier congrès national du Parti communiste chinois, aujourd’hui transformé en musée.

Non loin, le parc Gucheng, dont le nom signifie « parc de la vieille ville », marie l’architecture des jardins traditionnels chinois à des éléments contemporains. Ce havre de verdure, ouvert en 2002, a été aménagé à l’emplacement des remparts érigés sous la dynastie Ming pour protéger la vieille ville ; des pans de muraille y ont été reconstitués. Autre visite, le jardin Yu (Garden Yu), joyau du cœur historique. Commencé en 1559, par Pan Yunduan, un haut fonctionnaire de la dynastie Ming qui le destinait à son père vieillissant, il offre sur quelque deux hectares un voyage dans le temps : étangs, rocailles, pavillons et ponts en zigzag, dont les détours étaient censés, selon la croyance populaire, égarer les mauvais esprits. Shanghai n’a pas tout sauvé de son passé. Elle a néanmoins gardé le Bund face à ses tours les plus audacieuses, et le jardin Yu au pied des gratte-ciel.

En 2025, la ville a enregistré 5,66 millions d’arrivées de voyageurs étrangers, près de 40% de plus que 2024. Au moment de reprendre l’avion de Shanghai pour Kuala Lumpur, direction Maurice, la fin de notre périple, une image demeure. Shanghai est plus qu’un émerveillement, elle représente une mégapole de 25 millions d’habitants… où les moteurs de voitures ne vrombissent pas.
Asian Overland, cinquante ans d’immersion en Malaisie
Sook Ling, directrice générale d’Asian Overland, confie que la compagnie fête cette année ses cinquante ans d’existence. « Nous offrons avant tout des expériences immersives. Nous travaillons aussi avec l’agence Cathay Tours », souligne-t-elle. À l’heure où tout se réserve en ligne, la directrice générale défend la valeur ajoutée de ceux habitués aux voyages : « Quand les voyageurs veulent une expérience plus enrichissante, ils s’adressent à nous. On fait découvrir d’autres aspects d’un voyage, notamment en emmenant le visiteur à Chinatown, chez un vieil homme qui cuisine la même spécialité depuis 70 ans, auprès d’un artisan héritier d’un savoir-faire familial, où chez une famille qui l’invite à prendre le thé. Les touristes cherchent davantage de sens à leur voyage », observe-t-elle.

Aux Mauriciens, Sook Ling recommande le shopping à Kuala Lumpur et à Penang, les ruelles de Penang et de Melaka, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, où l’artisanat échappe à la production en série, ainsi que Bornéo, ses orangs-outans et ses nasiques, ces singes au long nez propres à l’île. « La Malaisie offre une très bonne qualité à un prix très raisonnable, sans oublier sa gastronomie, ses attractions », conclut-elle.

Royal Carribean

Spectrum of the Seas de Royal Carribean propose le 16 novembre 2026 une croisière de quatre nuits avec départ et retour à Hong Kong, et deux escales au Vietnam : Hué et Danang. Le tarif est à partir de 983 dollars pour deux personnes en cabine double.
Renseignements Cathay Tours.
Tél : 2128585.
Email: cathay@intnet.mu

