« Le sang, c’est quelque chose qu’on ne peut pas acheter. »
Après une dizaine de jours de perturbation des collectes, l’heure est à la mobilisation pour reconstituer les réserves nationales. C’est le message lancé par le ministre de la Santé et du Bien-être, Anil Kumar Bachoo, ce samedi 17 octobre, à Cœur de Ville, Flacq, lors d’un Health-cum-Blood Donation Camp organisé par le Haut-Commissariat de l’Inde en collaboration avec son ministère. Cette première sortie publique depuis l’affaire Élodie Thomas a été marquée par un appel à la solidarité des Mauriciens, alors que le maintien de réserves suffisantes demeure essentiel pour répondre aux urgences médicales.
Cette opération s’inscrit dans le cadre des collectes régulières de sang. « Le don de sang est un processus continu. Nous organisons généralement des collectes deux ou trois fois par semaine », a rappelé Anil Kumar Bachoo. Toutefois, les collectes ont été perturbées pendant une dizaine de jours « pour des raisons bien connues », a-t-il expliqué, faisant allusion au contexte marqué par l’affaire Élodie Thomas et les émeutes qui ont secoué le pays. « Nous devons maintenant recommencer », a-t-il indiqué.
« C’est un honneur pour nous que le Haut-Commissariat de l’Inde ait pris les devants pour organiser cette journée de don de sang ici, à Flacq », a-t-il déclaré, précisant que l’objectif était de recueillir au moins 100 pintes de sang. Au-delà de cet objectif, cette opération visait à encourager le don volontaire et à contribuer au renforcement des réserves nationales. « Il nous faut une bonne réserve de sang, car nous ne pouvons pas savoir ce qui arrivera demain »
Le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir des réserves suffisantes pour répondre aux besoins des hôpitaux. « Il nous faut une bonne réserve de sang, car nous ne pouvons pas savoir ce qui arrivera demain », a-t-il souligné. Les urgences médicales étant imprévisibles, la régularité des collectes demeure essentielle pour prévenir les pénuries et garantir la prise en charge des patients.
C’est pour cette raison qu’Anil Kumar Bachoo a également indiqué qu’il tenait à être présent à chaque collecte de sang afin d’encourager les Mauriciens à se mobiliser et à faire preuve de solidarité. « Le sang, c’est quelque chose que nous ne pouvons pas acheter », a-t-il insisté, rappelant que la disponibilité de ce produit vital repose avant tout sur la générosité des donneurs.
Accidents, interventions chirurgicales, complications à l’accouchement ou maladies graves : les transfusions sanguines sont indispensables dans de nombreuses situations médicales. D’où l’importance de maintenir un approvisionnement régulier pour permettre aux services de santé de répondre aux besoins des patients à tout moment. Le message porté par cette initiative est simple, mais essentiel : give blood, save lives — donner son sang, c’est sauver des vies.
Cette sortie publique à Flacq marquait la première apparition d’Anil Kumar Bachoo depuis l’affaire Élodie Thomas. Interrogé sur ce dossier, le ministre a refusé de faire tout commentaire. Il a néanmoins laissé entendre que l’état de santé de la jeune femme s’améliorait, précisant que davantage d’informations seraient communiquées ultérieurement.

