- Le remplacement de certains équipements endommagés pourrait prendre jusqu’à un an
- Le réseau redémarre progressivement, mais Barkly ne sera pas desservie dans l’immédiat
Après quatre jours d’interruption, Metro Express reprend progressivement du service ce week-end. À Barkly, station particulièrement touchée par les actes de vandalisme, le retour à la normale s’annonce toutefois plus compliqué. Des équipements de fonctionnement et de sécurité ont été endommagés et certains remplacements pourraient prendre jusqu’à un an. Cette situation pose la question de la réouverture de la station et des moyens nécessaires pour protéger durablement les voyageurs et les installations.
Une succession d’incidents
La reprise de Metro Express, annoncée pour ce samedi 17 octobre, soulage les milliers d’usagers privés de ce transport pendant quatre jours. Mais le retour des rames ne signifie pas la remise en service immédiate de toutes les stations. À Barkly, les dégradations imposent des réparations importantes, dont le calendrier reste incertain.
Le ministre du Transport, Osman Mahomed, s’est rendu vendredi à Barkly et à Beau-Bassin pour constater les dégâts. Il a annoncé une reprise progressive : les rames doivent circuler samedi et dimanche de 7 h à 17 h, avant le rétablissement des horaires habituels, de 6 h à 19 h, à partir de lundi.
Selon les précisions rapportées par Le Mauricien, Barkly ne sera cependant pas desservie dans l’immédiat. Les écrans d’information, les caméras de surveillance, les lecteurs de cartes et les distributeurs automatiques de titres de transport figurent parmi les équipements endommagés. Certaines pièces spécialisées devront être commandées à l’étranger, leur remplacement pouvant nécessiter jusqu’à un an. Ce délai ne constitue toutefois pas, à lui seul, une date de réouverture de la station.
Pour l’ensemble du réseau, les pertes de Metro Express Ltd sont évaluées à Rs 51 millions : Rs 45 millions de dégâts matériels et Rs 6 millions de manque à gagner.
Les violences des derniers jours s’ajoutent à plusieurs incidents survenus dans le secteur. Le 4 septembre, une défaillance technique entre Barkly et Coromandel avait perturbé le réseau, notamment aux heures de pointe. L’intervention avait nécessité la fermeture temporaire d’une voie avant le rétablissement du service.
Le 6 octobre, une piétonne avait été heurtée par une rame à hauteur de la station alors qu’elle traversait les voies. Le 12 octobre, une rame transportant des passagers avait été visée par un jet de pierre, qui avait endommagé une vitre.
Ces événements ont des causes différentes et ne peuvent tous être imputés à la station. Ils illustrent néanmoins plusieurs défis : prévenir les accidents, sécuriser les traversées et protéger les voyageurs contre les violences.
Le vandalisme qui a ensuite touché Barkly, mais aussi Coromandel et Vandermeersch, a aggravé la situation, entraînant l’interruption du réseau et des interventions techniques d’urgence.
Réparer et sécuriser
Des dispositions provisoires sont annoncées pour les stations endommagées, notamment la vente de cartes prépayées à Rs 100 au lieu de Rs 150 et une présence policière renforcée pour protéger le personnel et les voyageurs. Ces mesures accompagnent la reprise, sans régler toutes les difficultés liées aux installations détériorées.
À Barkly, plusieurs questions restent ouvertes : quand les voyageurs pourront-ils à nouveau monter et descendre des rames ? Quels équipements pourront être rétablis rapidement ? Et comment assurer le service pendant l’attente des pièces importées ?
Pour les travailleurs et les étudiants qui dépendent du métro, l’enjeu est immédiat. La reprise générale du réseau ne suffit pas à rétablir leurs déplacements habituels tant que leur station reste fermée.
Au-delà du coût des réparations, Metro Express Ltd doit donc concilier remise en état, sécurité et continuité du service. Pour les habitants de Barkly, le retour à la normale se mesurera à la réouverture effective de la station et à la possibilité de retrouver un transport fiable.

