COUVRE-FEU  : Plus d’une vingtaine d’interpellations

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Pas moins de 22 individus ont été interpellés par la police entre vendredi et dimanche pour non-respect du couvre-feu (“Breach of Curfew Order”). Seuls deux d’entre eux ont été autorisés à repartir, à condition toutefois de comparaître devant la cour ce lundi. Les autres, eux, ont été placés en détention. Mais au-delà des arrestations, ce sont surtout les explications avancées par certains suspects qui interpellent. Entre désinvolture, réponses pour le moins surprenantes et apparente indifférence aux restrictions en vigueur, ils semblent dans tous les cas avoir pris le couvre-feu à la légère. Une attitude qui leur a finalement valu un séjour en cellule policière.

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Vers 3h dimanche matin, la police a appréhendé un chômeur (36 ans) habitant Goodlands, ainsi qu’un entrepreneur (35 ans) de Cottage, sur la route Nicolay, à Port-Louis. Interrogés sur les raisons de leur présence dans le secteur, les deux hommes ont simplement répondu : « Nou vinn aste manze Porlwi ! ». Une réponse pour le moins surprenante, alors que la capitale figure parmi les zones soumises au couvre-feu. Leur explication ayant été jugée insatisfaisante, les deux hommes ont été placés en détention.

Un pêcheur (47 ans) habitant Sainte-Croix a fait preuve lui aussi de la même désinvolture. Intercepté sur la route Nicolay vers 22h50 samedi, il a expliqué aux policiers qu’il était sorti pour « regarder un match » de football dans un restaurant. « Monn sorti get football-la », a-t-il lancé. Un prétexte qui l’aura, là aussi, envoyé directement en cellule.

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Idem à 4h10 samedi matin, où la police a appréhendé un habitant (40 ans) de Rose-Belle dans la région de Glen-Park. Lorsque les policiers lui ont fait remarquer que le secteur était soumis à un couvre-feu, sa réponse aura été aussi laconique que désinvolte : « Wi, mo kone ena curfew. » Prouvant ainsi qu’il avait connaissance qu’un couvre-feu était en vigueur, mais que cela ne l’avait manifestement pas empêché de sortir. Lui aussi a été placé en détention.

Autres cas, ceux de deux aides-chauffeurs, un (33 ans) domicilié à Gros-Cailloux, et l’autre (21 ans) habitant Pailles. Interpellés sur l’autoroute à hauteur de Roche-Bois vers 23h40 samedi, ils ont été informés qu’ils venaient de commettre une infraction de “Breach of Curfew Order”. Incapables de fournir d’explication aux policiers, ils ont été placés en détention. Idem pour un automobiliste (49 ans) intercepté à Stanley samedi à 23h05, soit bien après le couvre-feu. « Monn al fer enn erer », a-t-il lancé. Sa passagère (46 ans) ajoutant : « Mo ti pe al lakaz mem la. » Là encore, changement d’itinéraire, puisqu’elle aura dû faire une halte par la cellule.

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La police explique que la majorité de ces arrestations aurait pu être évitée si les personnes concernées avaient respecté les consignes et étaient restées chez elles. Et ce, avant de rappeler que certains individus ont fait preuve d’une légèreté déconcertante face aux restrictions en vigueur, et qu’ils doivent maintenant en répondre devant la justice.

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