MESSE DE SAINT-PIERRE : Mgr Durhône samedi : « Pour une véritable paix, tout commence par une véritable justice sociale »

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L’évêque de Port-Louis, Mgr Jean-Michaël Durhône, a célébré la messe samedi dernier à Saint-Pierre. Face au regain de violences et de tensions ayant secoué le pays ces derniers jours, l’évêque de Port-Louis a consacré son homélie « à la dignité humaine, à la justice sociale et à la responsabilité de chacun » dans la construction de la paix. Cette même célébration s’est déroulée simultanément dans toutes les églises du diocèse de Port-Louis, samedi en début de soirée. S’appuyant sur l’Évangile, invitant à « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », il a mis en exergue que chaque personne « porte en elle l’image de Dieu » et « possède une dignité qui ne peut lui être retirée ».

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Sans cautionner les violences, Mgr Durhône a cependant évoqué « les blessures et les souffrances » qui peuvent se trouver derrière certains comportements. Il s’est aussi appesanti sur la responsabilité des personnes favorisées envers les plus pauvres, sur le pouvoir des mots et des images, ainsi que sur les dangers des fausses informations et des discours communautaires. Évoquant sa visite à l’hôpital auprès d’Élodie Thomas et de sa famille, l’évêque a enfin appelé au respect de la souffrance humaine et à une attention particulière aux enfants confrontés au climat de violence.

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Prenant appui sur l’Évangile, Mgr Durhône est revenu sur les paroles de Jésus : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ! » Et ce, avant d’indiquer que « si les pièces de monnaie portent l’effigie de César, chaque être humain porte, lui, l’image de Dieu ». Cette image fonde la dignité de toute personne, indépendamment de sa situation ou de sa condition, dira-t-il également. « Une société qui veut construire la paix reconnaît que chaque personne a une dignité qui ne peut être enlevée, qui ne peut être remise en cause », a-t-il relevé.

L’évêque a ainsi fait ressortir que cette dignité doit être reconnue et respectée dans la vie sociale, économique et politique. Pour lui, la foi chrétienne ne peut être séparée de l’attention portée aux réalités vécues par les hommes et les femmes, « particulièrement ceux qui connaissent la souffrance, l’incompréhension ou les difficultés matérielles ».

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Abordant les récents événements, Mgr Durhône a aussi souligné que « l’Église ne cautionne ni la violence, ni le non-respect des lois, ni la destruction des biens communs ». Avant de lancer un appel à la solidarité envers les plus démunis, mais aussi au dialogue pour surmonter les blessures sociales, et d’adresser une mise en garde « contre les fausses informations, le communalisme et le voyeurisme » sur les réseaux sociaux.

 

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