COUVRE-FEU SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX : La Cybercrime Unit sur la piste des auteurs de messages incendiaires 

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La Cybercrime Unit traque activement les auteurs de messages et de commentaires diffusés sur les réseaux sociaux soupçonnés d’avoir contribué à attiser les tensions dans le pays au cours de la semaine dernière. Le Central CID a déjà constitué plusieurs dossiers et de premières interpellations ont eu lieu. En parallèle, les messages incitant à la violence, échangés sur WhatsApp, font également l’objet d’une enquête. Deux suspects ont d’ailleurs été provisoirement inculpés sous le régime de la Prevention of Terrorism Act (PoTA) en fin de semaine dernière à la suite de l’analyse d’un téléphone portable saisi par la police.

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Durant le week-end, la Cybercrime Unit a convoqué les administrateurs de trois pages d’information sur Facebook. Les personnes concernées, qui ne sont pas journalistes, publient généralement des informations sur leurs pages après leur diffusion sur les sites des médias. Toutefois, c’est dans les sections commentaires que les enquêteurs ont relevé des messages contenant des informations mensongères, des rumeurs, ainsi que des propos incitant à la violence.

La police leur a rappelé leurs responsabilités, notamment leur devoir de modérer leurs plateformes et de supprimer ou de bloquer les publications de cette nature. Sans compter qu’au moins un des administrateurs aurait lui-même publié des messages non vérifiés. Les trois personnes concernées se sont engagées à redoubler de vigilance afin de ne pas contrevenir à la section 23 de la Cybersecurity and Cybercrime Act. À ce stade de l’enquête, elles ont été autorisées à repartir.

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Un ex-attaché de presse d’un ministre de l’ancien régime – qui administre une page d’information connue pour ses critiques à l’égard de l’actuel gouvernement – a par ailleurs été convoqué au Central CID. Selon la police, des informations non vérifiées concernant l’état de santé d’Elodie Thomas auraient en effet été publiées sur sa page la semaine dernière. Les enquêteurs estiment ainsi que ces publications auraient pu contribuer à exacerber les tensions dans le pays. L’ancien attaché de presse est par conséquent appelé à fournir des explications, ce qu’il fera en présence de son avocat.

Sur le front des arrestations, deux suspects ont été appréhendés sous le régime de la PoTA, à savoir Satya Prakash Mohabeer (30 ans), employé comme General Worker, ainsi que l’étudiant Akshaye Boodhun (18 ans). Leur arrestation remonte à la fin de la semaine dernière, soit après la saisie du téléphone portable de l’un d’eux. L’analyse des échanges entre les deux hommes aurait en effet révélé des intentions visant à provoquer des troubles à travers l’île. Les suspects nient toutefois quelconque implication dans des activités terroristes et comptent donner leur version des faits en présence de leurs avocats.

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Sur un autre volet, un internaute (23 ans) a été arrêté pour une infraction présumée à l’ICTA. Le 13 octobre dernier, il avait en effet publié un message sur Facebook invitant les internautes à le prévenir lorsqu’un supermarché d’Abercrombie serait pillé. Bien qu’ayant présenté ses excuses, tout en affirmant que sa publication n’avait qu’une vocation humoristique, le jeune homme demeure en détention.

Dans le cadre de ses investigations, la Cybercrime Unit a également recensé des messages et vidéos publiés par des internautes, et contenant des informations présumées mensongères ou des appels à la violence. Selon nos renseignements, une grande partie de ces fausses informations concernait l’état de santé d’Elodie Thomas et la réputation de son époux, Jonathan Thomas. D’autres publications, elles, font état de l’utilisation présumée de balles réelles par la police contre des membres du public lors des émeutes, tandis que certaines véhiculent des propos incitant à la haine raciale.

La Cybercrime Unit a dans son viseur une vingtaine de pages Facebook ainsi que des centaines de faux profils soupçonnés d’avoir diffusé de fausses informations ou tenté de manipuler l’opinion publique. Des vidéos publiées sur TikTok et Instagram font aussi partie des éléments examinés par les enquêteurs, lesquels collaborent activement avec la plateforme Meta en vue d’identifier les personnes impliquées dans ces publications.
S’agissant des groupes WhatsApp « GEN Z » et « Burning Paradise », l’enquête se poursuit, la police cherchant toujours à établir les responsabilités de leurs membres et administrateurs. De nouvelles interpellations pourraient intervenir prochainement.

 

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