Cour intermédiaire — Violation de couvre-feu : 12 personnes dans le box des accusés, dont 8 First-Time Offenders

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Un nouveau batch de 12 personnes, dont deux femmes, ont comparu en Cour intermédiaire, hier, pour avoir enfreint le couvre-feu. Les délits ont été commis à diverses dates et dans différents endroits du pays, en infraction aux sections 13 et 24 de la Police Act.

Ces suspects sont Louis Casimir (18 ans), Samuel Touvent (24 ans), Anil Beekharry (31 ans), Stéphane Batour (28 ans), Mary Charlot (35 ans), Mohammad Seck-Dioman (34 ans), Jean Lafontan (27 ans), Louis Minerve (19 ans), Nelly Denis (23 ans), Sébastian Falzarah (28 ans), Roshan Mayeputh (48 ans) et Sonia Patten (47 ans).

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Cette comparution se fait toujours dans le cadre d’une procédure accélérée, en réponse aux multiples personnes qui avaient violé le couvre-feu. Hier, onze des prévenus ont plaidé coupable et ont indiqué leur intention de se défendre eux-mêmes. Personne n’a fait de demande à la Cour pour les services d’avocat commis d’office. À tour de rôle, ces derniers ont expliqué pour quelles raisons ils avaient violé le couvre-feu et présenté des excuses en Cour.

La magistrate Adela Hamuth, qui préside ce procès, a ensuite fait le décompte du temps que les prévenus ont passé en détention provisoire, qui sera déduit de leurs sentences. Elle a également pris en considération les casiers judiciaires des prévenus. Huit des détenus sont des First-Time Offenders, contre trois qui ont un lourd casier judiciaire.

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Le dénommé Stéphane Batour avait ainsi déjà été condamné pour plusieurs vols dans le passé. L’une des deux seules femmes du groupe, Mary Charlot, est actuellement poursuivie dans deux affaires de vol, un en Cour intermédiaire et un au tribunal de Flacq. Mohammad Seck-Dioman a à son actif plusieurs cas de vol, de possession de cannabis et de Possession of Offensive Weapons. Le dénommé Roshan Mayeputh a à son actif un cas de maltraitance d’une personne âgée.

La magistrate Hamuth a indiqué qu’elle rendrait les sentences vendredi 30.

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Nelly Denis plaide non coupable pour cas de force majeure

Nelly Denis, un habitant de Camp-Levieux de 23 ans, a plaidé non coupable et retenu les services de Me Samad Goolamaully.

Contre-interrogé par Me Goolamaully, l’enquêteur dans son cas a admis que le prévenu avait été arrêté à une distance d’environ 25 mètres à peine de sa maison et n’avait aucun objet illégal ou arme sur lui. Il a admis que le prévenu lui avait expliqué qu’il savait que le couvre-feu était en vigueur mais n’avait d’autre choix que d’aller déposer des médicaments chez sa grand-mère, une version qui avait été confirmée par celle-ci dans sa déposition à la police.

Nelly Denis, répondant aux questions de Samad Goolamaully, a expliqué qu’il avait un bébé d’un an, que sa femme était malade et qu’il était le seul gagne-pain de la famille, comme agent d’entretien de piscines. Selon lui, une sentence d’emprisonnement aurait un effet dévastateur sur sa petite famille.

 

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