Roshan Jhummun s’est intéressé à la perte alléguée de quelque Rs 7 milliards en prêts toxiques à l’ancienne Silver Bank Ltd. Il a demandé au Premier ministre, Navin Ramgoolam, l’identité des dirigeants étrangers et mauriciens concernés qui n’ont pas été interrogés à ce jour. Il a également voulu savoir si certains avaient quitté le pays et dans quelles circonstances.
Le Premier ministre a expliqué que dans le cas de la défunte Silver Bank Limited, 125 personnes ont été entendues ou interrogées jusqu’à présent. Soit, 79 en tant que témoins et 46 Under Warning. Celles-ci comprennent 9 officiers de la Banque de Maurice, dont 6 ont été interrogés en tant que témoins et 3 Under Warning.
Par ailleurs, entre janvier 2023 et février 2025, huit étrangers et une ressortissante mauricienne, engagés dans la gestion de l’ancienne Silver Bank Limited ont quitté Maurice et ne sont pas retournés. Les noms de ces personnes sont : Prateek GUPTA, bénéficiaire effectif ultime ; Ginni GUPTA, bénéficiaire effectif ultime ; Purushotam MENON, bénéficiaire effectif ultime ; Vasil REVISHVILI, directeur général et administrateur exécutif ; Alexander BELLO, directeur général par intérim ; Mayur SOMANI, chef des risques et du crédit ; Shriram JAMBHEKAR, agent de la Silver Bank Limited ;Ritesh CHAINANI, Gestionnaire financier ; et Sheikha KOODOORUTH (Mauricienne), gestionnaire principale des opérations.
Le Premier ministre a ajouté que la Financial Crimes Commission a entrepris une série de démarches à l’égard de ces neuf suspects, notamment la Mutual Legal Assistance par l’intermédiaire du Bureau de l’Attorney-General auprès des Émirats arabes unis le 21 avril 2026 et auprès de Singapour, des Seychelles et d’Afrique du Sud le 30 juin 2026. Les réponses sont actuellement attendues.
En outre, la Financial Crimes Commission a entamé des démarches en vue de l’introduction de plaintes provisoires in absentia à l’encontre des 9 personnes impliquées dans cette affaire, dans le but d’obtenir des mandats d’arrêt et de les placer sur la liste des notices rouges d’Interpol. La Commission travaille également en étroite collaboration avec le Bureau du Directeur des Poursuites Publiques et le commissaire de police sur cette question.
Le Premier ministre a fait ressortir que compte tenu de la complexité de l’affaire et de ses ramifications internationales, certains volets de l’enquête prennent du temps pour être achevés. Cependant, a-t-il révélé, l’enquête concernant les volets nationaux devrait être achevée dans un délai de six mois.

