Enseignement supérieur / Faciliter la reconnaissance des diplômes à l’échelle africaine

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Un étudiant mauricien pourrait, à terme, commencer son cursus à Maurice et le poursuivre dans une université d’un autre pays africain sans perdre les crédits académiques déjà obtenus. C’est l’ambition défendue par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Recherche, Kaviraj Sukon, qui plaide pour une harmonisation des systèmes d’assurance qualité et une meilleure reconnaissance des qualifications à l’échelle du continent.

La mobilité des étudiants et la reconnaissance mutuelle des diplômes figurent désormais parmi les priorités de la coopération régionale dans le secteur de l’enseignement supérieur. C’est dans cette perspective qu’un atelier régional consacré au renforcement de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur s’est tenu à l’initiative de l’UNESCO, en collaboration avec la Quality Assurance Authority (QAA) de Maurice.
Cette rencontre de deux jours a réuni les principaux acteurs du secteur, des représentants de l’UNESCO et de la SADC, ainsi que des délégations de Maurice et des Seychelles. L’objectif : renforcer la coopération régionale, rapprocher les dispositifs nationaux d’assurance qualité et jeter les bases de standards communs pour une meilleure reconnaissance des qualifications académiques.

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Au cours de son intervention à l’ouverture des travaux, Kaviraj Sukon a plaidé pour une approche concertée à l’échelle africaine. Pour lui, l’Afrique doit désormais parler un langage commun en matière de qualité de l’enseignement supérieur. Il a appelé à une harmonisation des référentiels, qui permettrait aux autorités de régulation comme aux universités d’évaluer les formations selon des standards comparables.
Cette ambition passe, a-t-il expliqué, par la mise en place de mécanismes communs de reconnaissance et de transfert des crédits académiques. Un tel dispositif permettrait aux étudiants de faire valoir, auprès d’un autre établissement, les enseignements déjà validés dans leur université d’origine.

Le ministre y voit un levier pour la mobilité régionale et la flexibilité des parcours. Il a, dans ce contexte, souligné l’importance du National Credit Value Transfer System pour faciliter la mobilité des étudiants entre institutions. Il a également abordé la nécessité de cadres d’assurance qualité flexibles, d’une coopération renforcée entre les institutions et d’une amélioration de l’enseignement et de l’apprentissage. Au-delà de la reconnaissance des diplômes, il a lancé un appel à la Higher Education Commission : les dispositifs d’assurance qualité doivent refléter davantage la réalité des salles de cours et des laboratoires, plutôt que de se limiter à des exigences administratives.

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