Alliance ou pas? — Bhadain : « Je ne rejoindrai pas un GM sans avoir été élu par le peuple. »

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« Je ne rejoindrai pas un gouvernement (GM) sans avoir été élu par le peuple. » C’est ce qu’a fait ressortir le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, hier, en réponse à une question sur les rumeurs d’alliance et une éventuelle entrée au gouvernement. Il a également mis en garde contre les Fake News. D’autres dossiers brûlants de l’actualité politique et économique ont été abordés face aux journalistes, à l’instar des élections villageoises, l’affaire Kistnen et l’exode des jeunes.

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Roshi Bhadain a démenti tout rapprochement politique ou toute négociation en vue d’une alliance éventuelle. Il est catégorique: il n’envisage ni de faire son retour au Parlement ni d’intégrer le conseil des ministres sans avoir obtenu au préalable un mandat populaire dans les urnes. Évoquant le fait d’avoir rendu le ticket de Jugnauth au No 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes), il indique avoir déjà renoncé à son portefeuille ministériel et aux privilèges qui y étaient associés afin d’étayer son refus de toute ambition personnelle. « Mo pa swaf pou vinn minis. Monn deza kit mo pos minis ek tou mo privilez… », dit-il.

Le leader du Reform Party avait démarré sa conférence de presse en évoquant le report des élections villageoises, initialement prévues en fin d’année. Selon les indications disponibles, le scrutin serait repoussé à avril 2027. Il estime que le gouvernement aurait dû préparer sa réforme à temps pour respecter les délais prévus par la loi. Il considère toutefois que ce report donne à son parti davantage de temps pour s’organiser sur le terrain.
Roshi Bhadain a également commenté la situation économique du pays, en critiquant vivement la gestion des ressources par l’ancien gouvernement, notamment dans les secteurs de l’eau et de l’énergie. Il a ensuite accusé les gouvernements successifs d’avoir créé un système qui décourage les compétences locales et pousse les diplômés à s’expatrier.

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Il avance que la détérioration du pouvoir d’achat et la hausse des prix de l’immobilier empêchent la nouvelle génération de construire son avenir sur son sol natal. « Sak gouvernman ki finn vini finn fer de sort ki sa zenes la pena enn lavenir dan sa pei la. Li pa kapav aste enn bout terin, li pa kapav aste enn lakaz, li pa kapav aste seki li bizin. Akoz sa li pe bizin kite ale », trouve-t-il.
Il est aussi revenu sur la Private Notice Question (PNQ) consacrée à l’enquête sur le meurtre de Soopramanien Kistnen, ex-chef agent politique du leader du MSM. « Tou dimounn kone zordi, se enn krim », affirme-t-il en ajoutant que « be kot dimounn kinn touy li la ? » Il s’interroge sur l’avancement des investigations, l’identification des suspects et les éventuelles poursuites. « Bann kriminel pe marse dan pei ziska ler », dénonce-t-il, en s’appuyant sur la piste d’un mobile financier. Pour étayer ses propos, il a lu un extrait du rapport de la magistrate consacré aux marchés publics, présentés comme un aspect susceptible de constituer le mobile le plus solide du crime. Il a conclu en ces termes: « Akoz kas kinn touy Kistnen. »

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