Une plainte a été consignée aux Line Barracks suite aux échanges de photos dénudées de femmes et de mineures à travers un groupe sur la messagerie Telegram.

Confirmant cette information, l’inspecteur Shiva Coothen, de la cellule de communication de la police, a assuré qu’une enquête policière a été initiée. Le dossier a été transmis à la Cybercrime Unit.

L’inspecteur Shiva Coothen invite ceux qui se sont sentis humiliés par cette affaire à consigner une plainte à la police.

Pour l’heure, les autorités identifient les quelque 1 200 membres que comptait ce groupe avant qu’il ne soit effacé.

Par ailleurs, le National Computer Board, sous l’égide du ministère des TIC, informe dans un communiqué, émis ce mardi, que Telegram a été contacté pour bloquer les groupes à travers lesquels des contenus de pédopornographie sont partagés. Citant huit groupes identifiés.

Pour rappel, des membres d’un groupe de la messagerie Telegram ont partagé et troqué des photos dénudées – aussi appelées « nudes » – de femmes et de mineures mauriciennes, et ce, contre leur consentement.

L’affaire, qui a éclaté durant le week-end, a causé un véritable tollé sur la toile. Une page Facebook a lancé le #Expoztomaniak, balançant des photos de membres de ce groupe. Alors que d’autres internautes ont largement partagé des captures d’écran des conversations au sein de ce groupe.

La pédopornographie est un délit punissable par la loi et les membres de ces groupes ayant échangé des photos dénudées de femmes et de mineures, contre leur consentement, risquent gros.

En effet, selon la section 46 de l’ICT Act, toute personne utilisant un moyen de communication à des fins obscènes ou pour causing annoyance est passible d’une amende de pas plus de Rs 1 millions et une peine d’emprisonnement ne dépassant pas 10 ans.